Au moins avec Jacques Chirac dans les Bouches-du-Rhône inondées, on aura eu droit à « Avant moi le déluge », ce qui change de l’attitude traditionnelle des politiques. En voilà un qui mouille sa chemise, aura pu dire un naufragé bien campé dans ses bottes sur le pas de sa toiture. Pour s’en sortir, faudra bien qu’il nous mène encore en bateau, ajoutera un fataliste. On risque de voir Sarkozy arriver à toutes pompes, d’ironiser un autre. Pour faire le bateau, il a de l’expérience, complètera un sarcastique.
Alors que le sud-est de la France est en pleine piscine, que pense notre Président du refus annoncé de la Russie de ratifier le protocole de Kyoto pour réduire l’effet de serre ? Va-t-il accueillir une nouvelle fois Poutine en grandes pompes sur le débarcadère de l’Elysée ? Car pour les Etats-Unis, nous sommes déjà fixés, Georges W. Bush n’a rien signé. Que la mer monte ! Que les éléments se déchaînent ! « Les jours s’en vont, je demeure » diront à l’unisson Bush et Poutine. Et moi, et moi ? s’empressera d’ajouter Jacquot.
Un jour ne viendra-t-il pas où l’électeur de Saint-Pierre ou de Miquelon, les gambettes définitivement dans l’eau, s’écriera « On est bien mal barré ! » ? Eh oui moussaillon ! Pour te consoler, il ne te restera plus qu’à te réfugier dans les bras d’une échassière, si ça se trouve.
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 3 décembre 2003

ils ont sans doute oublié de fermer les bouches du Rhône. avec le flot de paroles (pour ne rien dire) qui seront prononcées dans les prochains jours sur les inondations, c’est pas demain qu’ils marcheront à pieds secs.à SAINT PIERRE ET MIQUELON l’eau rentre directement par les toitures et les fenêtres des nouveaux bâtiments publics.on à la tête mouillée mais les pieds secs. mais il faut toujours éponger les défficits fluctuat nec mergitur
Pierre Marie CLOONY