Il est des nouvelles qui rythment notre vie d’insulaires, dans les communiqués et avis locaux radiodiffusés, de la naissance d’un petit dernier à la disparition brutale d’un être aimé, du chien perdu sans collier noir, blanc et feu au petit chat de la voisine retrouvé (pas la voisine, le chat), en passant par le porte-clefs rapporté à la mairie et les derniers sens dessus dessous disponibles au rayon lingerie de votre déshabillleur préféré.
Voilà qu’en ce 29 mai 2004, un avis vient perturber la douce torpeur des badigoinces toutes à l’honneur du dernier petit plat de la ménagère (les avis et communiqués sont à l’heure des repas) : le Rustique est à vendre !
Comment ? Ce haut lieu de la vie collective, celui qui permet d’échapper à la solitude de la contemplation cathodique ? Après le Marine-Bar, le Rustique va fermer ses portes ? Nom de Dieu, vieux, il y a du mou dans la corde à nœuds ! C’est qu’on va tous devenir desdichados, veufs, inconsolables à la glotte inassouvie ! Mais qu’est-ce qui passe, bordel de nous-mêmes ? On a perdu un bar, un hôtel (tu sais, celui qui est sis place du Général de Gaulle) ; la saison touristique 2004 n’a pas commencé et l’infrastructure continue de partir en couilles ? Bon, on a un bureau Saint-Pierre et Miquelon à Moncton, Nouveau-Brunswick, mais c’est vraiment une poire pour la soif, je te le dis.
Le Rustique est à vendre ! Tu vois pas qu’on y loge encore une administration ? Encore un bar à bas, me voilà crucifié !
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 29 mai 2004

Une banque investit a tort et à travers. Une banque s’essaye sous les tropiques, et maintenant ce sont les petites entreprises de l’archipel qui vont payer les pots cassés.
Pas de pneus qui boucanent, pas de casse, juste des vies brisées et des rêves brûlés.
On dirait presque que les banques pressent l’archipel comme un vieux citron avant peut-être de s’en débarasser.
Une heinecken s.v.p....
d’accord avec Charles Gabriel mais je ne suis pas surpris car quand j’ai su que la banque en question travaillait avec St martin je me suis dit gare à la catastrophe quand on sait ce qui se magouille dans ces pays
mais étant un (bon chrétien)j’ai décicidé d’aider cette banque (car j’y porte beaucoup d’intérêts depuis longtemps et en plus il y a un accès pour handicapés)
je vais leur proposer la moitié de mon manteau car je vais ainsi devenir un adepte de Saint Martin et on dit que les bonnes actions payent crois ça et bois de l’eau delà il ne paieront pas d’mpôts cette année les petits cons tribuables paieront pourvu que les "pauvres" aient eu le temps de planquer leur magot ailleurs
quant aux liaisons maritimes après Saint Martin Ponce PILATE j’m en lave les mains je fais venir une mission
comme disait Fernand RAYNAUD :"au jour d’aujourd’hui à Saint pierre et miquelon vaut meux être riche et en bonne santé que d’être malade et sans le sou"
courage on coule mais pourvu qu’on ait de l’épérance car comme le chante Guy Béart :" c’est l’espérance folle qui nous console de tomber du nid, et qui demain prépare pour nos guitares d’autres harmonies on pourra tous chanter ça en choeur devant les portes fermées rustique
mais c’est la fête vive l’Acadie on pourra toujours se recueillir devant le mémorial ........excusez moi y’a pas de dérangement, ça eût payé mais ça paie plus
Pierre Marie CLOONY