Le débat sur les modifications souhaitables du statut de la Collectivité territoriale de 1985 est donc lancé. Présenté au débotté comme un toilettage nécessaire par Gérard Grignon le député de l’Archipel, il recueille d’ores et déjà l’attention de toutes les parties, y compris de la majorité au Conseil général, conduite par le président Marc Plantegenest. « Les charges de fonctionnement sont trop lourdes ; il faut prévoir une meilleure répartition des charges entre l’Etat et la Collectivité de Saint-Pierre et Miquelon » de préciser celui-ci interrogé par RFO le 14 juin 2004 sur le projet de révision dudit statut Il faut « régler la question des compétences entre l’Etat et la Collectivité territoriale » de marteler le président.
Se pose en effet la question de la bicéphalie, déjà ressentie comme un point de crispation inéluctable au moment même de l’élaboration du statut à l’orée des années quatre-vingt. Est-elle viable dans un contexte où aucune action d’envergure ne peut se mettre en œuvre sans la collaboration étroite en l’Etat et la Collectivité ? Quelles peuvent être les adaptations acceptables pour échapper au jacobinisme sans aller vers des chemins polynésiens ?
Quelle conception au niveau même de l’organisation de l’Archipel quand se pose la question sur la répartition des compétences entre les Communes et la Collectivité sur l’urbanisme ? Un tel éclatement des responsabilités est-il raisonnable sur un archipel de 242 km2 ?
Toilettage ou réécriture ? Là ne serait-elle pas la question ?
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 15 juin 2004

finalement le statut gêne que l opposition et pourtant quand elle a eu la majorité au cg de 1994 à 2000 c’est bizarre le costume était taillé sur mesure exactement comme pour la majorité d’aujourd’hui
mais si la majorité actuelle repasse dans l opposition elle dira comme disait Fernand RAYNAUD dans le sketch du tailleur :" le costume il est pas mal mais la y’a comme un défaut"
c’est comme la réduction des mandats quand ils sont au pouvoir personne ne s’en plaint
en un mot ils veulent tous être calife à la place du calife
ma qué bella combinazion
Pierre Marie CLOONY
Sauf erreur, l’opinion de PMC est optimiste ; au vrai, un projet purement politique (la réforme du statut de la loi de 1985) permet d’espérer la conservation du pouvoir, par les uns et par les autres, par un jeu plus subtil que les manoeuvres électorales dont PMC parle. Pendant qu’ils parlent du statut, "les élus" n’ont pas à parler du fond des choses : le projet social et économique de l’archipel. Mais, en vérité, toutes leurs idées sont inutiles. Il y a dix ans, quand la pêche s’est arrêtée, et au cours des années qui suivirent, les cabinets des ministres disaient quand le poisson reviendra tout sera réglé. Un brillant conseiller technique d’un minitre de l’Outre mer, au demeurant peu inspiré (de droite il soutenait Marc qui allait être déhu...), adhérait à cette thèse technocrate. Ledit conseiller technique est aujourd’hui ministre en charge de l’outre-mer : il suffit de se tourner vers elle et de lui demander du travail, du poisson, des navires, des touristes, de l’argent, du pétrole et quelques autres babioles de nature à faire vivre un archipel aujourd’hui si mal loti.