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En musique !

"Un violon est né". Un enfantement dans le bonheur

Isabelle Rio, la directrice du Centre Culturel de Saint-Pierre, ne peut qu’être satisfaite. Son idée de proposer un spectacle inédit consacré au violon a rencontré un vif succès.

Depuis le 17 juillet, nos îles ont la chance de bénéficier au Musée de l’Arche d’une exposition unique, à l’initiative de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Métiers qui avait fait appel au célèbre maître-luthier de Mirecourt, en Lorraine, Alain Carbonare pour la mise en œuvre du projet "Un luthier à Saint-Pierre". Il s’agit d’inciter un jeune de l’Archipel à se lancer dans cette formation s’intégrant dans une volonté de redéploiement économique.

Dans la foulée, le Centre Culturel a proposé le lundi 8 et le mardi 9 octobre 2001 un spectacle original au cours duquel le public a eu la chance de découvrir de multiples facettes concernant le violon. Deux heures chaque soir au cours desquelles les spectateurs n’ont pas boudé leur plaisir. Rapides interventions d’Alain Carbonare lui-même, courtes présentations visuelles de Mirecourt, de l’école de lutherie, éléments clefs de la fabrication du violon, rayonnement international de la lutherie française, ont alterné avec des prestations musicales de très haute qualité.

Le choix aura été judicieux car chacun aura pu se laisser emporter par la palette extrêmement diversifiée d’un instrument trop vite apparenté à des démarches exclusives, classiques ou folkloriques. Jean-Sébastien Carré, violoniste québécois, accompagné du guitariste saint-pierrais Gwenaël Lafitte, Svetlin Roussev, le grand violoniste bulgare, se sont relayés pour que chaque spectateur puisse goûter à un plaisir musical varié et raffiné. Bach, Paganini, jazz, reels irlandais auront été à l’honneur, sans oublier des approches plus personnelles liées à la démarche des trois musiciens.

Moment privilégié de plaisir au moment où les îles entrent dans un automne souvent synonyme de repliement, ouverture vers des horizons musicaux vers lesquels il faisait bon de se laisser emporter, les deux soirées du Centre Culturel ont suscité un plaisir unanimement partagé.

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