Une démarche originale de fin d’année à l’école privée Sainte Odile qui proposait un spectacle construit autour du thème du drapeau de Saint-Pierre et Miquelon, sur la trace de nos ancêtres.
Le beau temps ayant établi ses campements sur l’Archipel, les responsables auront eu la bonne idée, le 27 juin 2005, de faire circuler les enfants au centre ville en tenues régionale, bretonne, normande et basque.

Imaginons des îles qui accueilleraient les visiteurs de l’été avec toutes ces couleurs...
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 28 juin 2005

Quel beau fanion (ne vexons pas les vexillologues), adaptation d’armoiries tracées au caran d’ache !
Oui c’est le nôtre. C’est notre symbole. Ce sont nos couleurs.
Mais... Il fut dessiné à une époque particulière, sans consultation aucune. Il ne représente que quatre facettes d’un archipel tout en occultant d’autres : Jacques Cartier, les Basques, les Bretons et les Normands.
Or, l’île de Miquelon ne s’y reconnaît pas vraiment. Quid des Acadiens ? Trois fois déportés et voilà qu’on les oublie.
1755, 1778 et 1793.
Est-ce donc le fanion de St Pierre ? Ou de St Pierre et Miquelon ? Ce beau fanion, doit-il être revu ? Doit-il être révisé, mis à jour ?
Peut-être une simple étoile jaune dans le champ d’azur et nous aurions un fanion pour tout l’archipel ?
Je tiens à féliciter les organisateurs de ce spectacle, en l’occurrence les professeurs de l’école privée Sainte Odile et le metteur en scène du Centre Culturel (Mme Anaïs Hébrard Arrossamena).
Cependant, je suis du même avis que Marc pour dire que toutes nos origines ne sont pas représentées sur ce drapeau. En effet, si les Acadiens n’y apparaissent pas (il est certain qu’il ne faut pas les oublier), il y a également nos origines Terre-Neuviennes.
Cette remarque ne remet aucunement en question l’heureuse initiative de l’école et le travail que cela représente (félicitations encore une fois aux organisateurs et aux enfants) elle souligne simplement que tous nos ancêtres n’y sont pas.
Ne devrions-nous pas réfléchir à cela ?