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Octobre

Chronique du 23 Octobre 2001

Allez savoir pourquoi ; le comportement humain a ses raison que seul connaît celui qui aime singer les autres. Ainsi, t’en souvient-il, le temps n’est pas si loin, bien qu’il s’éloigne, où l’eau du robinet avait une couleur de Lagavulin, du nom d’un whisky avec un bon goût de tourbe.

Puis est venu le traitement des eaux propice à nos vieux os. Qu’à cela ne tienne. Je remarque en cette fin de première année néo-séculaire que :

  • les consommateurs sont souvent réticents à boire l’eau claire du robinet ;
  • mon chien n’hésite pas à s’abreuver aux toilettes ;
  • l’on trouve toujours des collines d’eau (je ne vais pas en faire une montagne) dans les commerces ;
  • le prix de l’eau ne coule pas de source ;
  • les gens continuent de remplir leurs jerrycans à la source de l’étang Thélot, derrière l’usine EDF ;
  • le whisky coûte moins cher à l’aéroport d’Halifax qu’à Saint-Pierre (a parte qui n’a rien à voir avec le reste de l’observation).

Or, les analyses publiées par l’Echo des Caps, dans le numéro du 19 octobre 2001 révèlent :

  • qu’à la sortie de la station d’épuration les coliformes 30°C sont au niveau 0, les coliformes fécaux à 0, les microorganismes aérobies 22° C à 30, les microorganismes aérobies à 37° C à 0 ;
  • qu’à la source Thélot, les coliformes 30°C sont au niveau 480, les coliformes fécaux à 42, les microorganismes aérobies 22° C à 370, les microorganismes aérobies à 37° C à 23.

Précisons que le mot "coliformes" n’est ni dans le Petit Robert ni dans mon Hachette version papier, bien que j’y aie trouvé que le mot "coliiformes" désignant un "ordre d’oiseaux africains ne renfermant que les colious". Mais ce n’est pas parce qu’un mot n’est pas dans le dictionnaire que la réalité n’existe pas, n’est-il pas vrai ? Mon dico multimédia me précise quant à lui que les coliformes ressemblent aux colibacilles en m’apportant l’éclairage suivant : "Des coliformes d’origine fécale sont souvent responsables de la pollution des eaux de consommation".

Ce qui n’empêche pas de nombreux consommateurs saint-pierrais de préférer l’eau de la source Thélot pour leur pastis ou leur whisky favori (au singulier car il est difficile de boire les deux en même temps).

D’où le trouble qui s’est emparé de moi avant d’être filtré peu ou prou par mon côté "vigie" (je n’ai pas dit pirate).

Henri Lafitte, Chroniques insulaires 23 octobre 2001

Commentaires

2 Messages de forum

  1. > Chronique du 23 Octobre 2001

    bravo henri merci pour les bonnes nouvelles tres intéressante et tres enréchissante je suis un st pierrais qui demmeure a montreal depuis 1974 de la famille des delage

    par joseph delage | 27 novembre 2001, 02:32
  2. Chronique du 23 Octobre 2001

    J’ignore si je suis à la bonne adresse. J’ai épluché tous les sites S.pierrais sans résultat.

    • Je cherche une connaissance émigré à Montréal environ en 1978. Son nom POIRIER Rolande. Cette personne m’avait envoyé un courrier que j’ai égaré. Merci de me répondre. Je vous prie de m’excuser si je m’adresse au mauvais site.
    par Alfred Moselle | 18 mai 2007, 12:56