Le hasard fait les choses, en bien ou en mal comme tu voudras. Mardi 23 octobre 2001, le téléspectateur a pu soupirer :
- d’aise en voyant la porte-parole du mouvement Cap sur l’Avenir (la politique a parfois des charmes enchanteurs) ;
- de soulagement en entendant la même porte-parole dudit mouvement : Non, non, non, ce mouv’ment n’est pas mort, non, non, non, ce mouv’ment n’est pas mort…
Alors que, t’en souvient-il, je m’interrogeais lors d’une récente chronique sur le mutisme des politiques et de Cap sur l’Avenir, le mouvement pour la renaissance des idées, en particulier.
Nous avons un problème de communication, de préciser Annick Girardin, la candidate malheureuse aux dernières élections municipales. Qu’est-ce à dire ? Difficulté à formuler ? A mettre en forme ? Problème de fond ? Absence d’idées ? Que nenni ! Il s’agit tout bonnement d’un problème de coût, car, les Afghans en savent quelque chose, l’argent est le nerf de la guerre. L’impression d’un bulletin coûte la peau des fesses si bien qu’il est difficile de rester ensuite assis, forcément. A noter que cela pourrait être paradoxalement un facteur de redynamisation.
Il faut échapper à la morosité ambiante, d’ajouter la représentante de Cap sur l’Avenir. Mais qui est morose ? Qui contribue à la pérennité de cet état passif ? Ne sommes-nous pas tous responsables de cet enfermement dans la morosité ? La tentation de se renfrogner n’est-elle pas plus grande plutôt que d’arborer un grand sourire face aux défis de la vie ? Ne souffrons-nous pas de l’effet boomerang de nos mains quémandeuses ?
Et la leadeuse (je ne vois pas pourquoi on se contenterait d’un anglicisme vulgairement masculin) de déplorer l’absence de débats de fond dans les deux assemblées, conseil général et conseil municipal. Il est à noter que cette absence n’empêche nullement nos concitoyens de vaquer à leurs occupations familières. Foin des discussions de salon pour l’homme de la rue. Et que dire de la femme, son alter ego ?
A noter enfin que le litige sur les élections municipales n’est pas clos. Qui sait ? Le mouvement Cap sur l’Avenir récupérera peut-être le poste de Maire et l’Echo des Caps, comme moyen d’expression.
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 24 octobre 2001

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