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Novembre

Chronique du 28 novembre 2005

Pourquoi pas un peu de philosophie au détour d’une réflexion politique (ou vice-versa, comme bon te semble).

Voilà que François Hollande, revigoré par le récent congrès que d’aucuns pourraient qualifier de syncrétique, tant on nous avait gonflé préalablement avec les divergences, s’en prend à Jacquou, notre président.

Il faut « rompre avec le chiraquisme », d’assener le chef de file du mouvement requinqué, c’est-à-dire avec une conception de la République qui consiste à utiliser l’Etat et à ne jamais en être responsable ».

Certes.

Mais élargissons la notion de « l’Etat » à celle de tout pouvoir politique, quel que soit le lieu d’exercice.

N’y a-t-il pas là matière à gamberger ?

Henri Lafitte, Chroniques insulaires 28 novembre 2005

Commentaires

2 Messages de forum

  1. Chronique du 28 novembre 2005

    Philosopher sur la politique et les politiques !!! Tout un programme dira l’un ; une perte de temps dira l’autre.Et pourtant ne dirigent-ils/elles pas nos vies ?? D’où l’importance de pouvoir, pour nous tout du moins, dans nos "vilaines" démocraties occidentales, garder un oeil, sinon deux, sur ces messieurs-dames. Et quelle tristesse de voir qu’ils/elles nous rabachent souvent toujours la même chose ; certain(e)s d’entre eux n’arrivent pas à se débarasser du manteau idéologique qui les habille depuis trop longtemps.

    Certains mais pas tous et c’est de ceux-là dont parle cette semaine Le Point dans son article de couverture intitulé : La vague iconoclaste.

    Des hommes et des femmes de gauche et de droite qui ont décidé d’utiliser le parler franc et de laisser de côté le politiquement correct, finalement d’appeler un chat...un chat !!!

    Quelle bouffée de fraîcheur dans un pays où les beaux parleurs et les belles phrases ont toujours été admiré par la gent intellectuelle même si leurs messages étaient incompréhensibles pour le commun de mortels. N’est-ce pas la France qui nous a donné les philosophes post-modernistes ?? Diarrhée verbale !!!

    Alors oui d’accord avec F. Hollande pour rompre avec le chiraquisme et l’art de s’écouter parler.

    Mais que nous a montré M Hollande et ses amis lors du congrés du Mans ??

    Que l’unité du parti socialiste passait avant les intérêts du pays. Oublier de dire la vérité pour éviter l’implosion du parti, et, comme le dit bien Bernard Kouchner, un de ces iconoclastes, : " Nous étions nombreux à espérer la mue du PS en une social-démocratie moderne dont la France a tant besoin : une fois de plus, nous sommes nombreux à être en attente".

    Car les français ne sont pas dupes ; ils voient bien l’hypocrisie d’un Fabius qui lorsqu’au gouvernement pronait une privatisation d’EDF mais maintenant dans l’opposition parle de renationaliser, quand 5 millions de français se sont précipités pour devenir actionnaires.

    Quelle est belle cette idéologie !!

    Mais au fait l’idéologue n’est-il pas l’anti philosophe, le premier étant sûr de ses idées alors que le second est toujours en quête de la vérité qu’il sait qu’il n’atteindra peut-être jamais ??

    Plus de questions que de réponses !!! Vous aimez philosopher ??!!

    par Marcel Reux | 29 novembre 2005, 00:57
  2. Chronique du 28 novembre 2005 Philosophocratie

    L’histoire récente n’a pas installé de philosophe aux commandes suprêmes de notre pays (aux USA non plus), certainement à cause des cloisonnements mis en place à tous les étages de nos institutions. Ainsi la crème des philosophes réunit des intellectuels qui ont dû quitter le monde de l’action pour flotter au-dessus de la masse grouillante dans les volutes éthérées de l’abstraction. Généralement quand ils essaient de redescendre dans la pâte des idées communes, ils s’y montrent maladroit. Luc Ferry nous a joué récemment la scène de l’albatros claudicant sur le pont de l’Éduation nationale.

    Pourtant on attendrait de nos dirigeants d’être les champions du bon sens. Les plus ouverts au monde intellectuel savent s’appuyer sur des esprits brillants ( ex : Debray, -Régis pas Michel-, Attali). N’empêche que de temps en temps certains pros de la dialectique parviennent à sortir de leur domaine réservé pour crier au dessus de la mélée quelques vérités utiles. Dans la crise des banlieues Alain Finkielkraut a courageusement pris le contrepied de l’intelligentsia, pour affirmer des évidences oubliées par la majorité des idéologues frileux.

    Je regarde toujours intérêt les skippers qui par conviction n’hésitent pas à remonter dans le vent. Qel que soit le cap, l’allure est belle.

    par GABY | 29 novembre 2005, 08:59