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Janvier

Chronique du 14 janvier 2002

J’aime les leçons, surtout lorsqu’elles sont cocasses.

Dans le Vent de la Liberté de janvier 2002, le comité de rédaction du journal se lance dans une vibrante défense de la langue française, dernier rempart, si l’on suit l’analyse, pour la protection de nos intérêts vitaux. Déplorant que le Président du Conseil Général ait pu signer un accord avec les compagnies pétrolières canadiennes sans se méfier des libellés douteux liés au français sujet à caution de nos voisins canadiens, il écrit : "Le Président du Conseil Général sait-il que les accords internationaux qui engagent la France doivent être obligatoirement être rédigés en français pour qu’il ne puisse justement y avoir aucune ambiguïté sur sa portée ???" Etre ou ne pas être, là est la question, convenons-en, mais il arrive qu’être deux fois soit superflu.

"Clauses de style direz-vous ? Après tout "entre gens de bonne compagnie"... et bien non !". Comme dirait Pivot, l’auteur de la dictée du 12 janvier, il y a erreur. On devait écrire : "eh bien".

"Cela fait des années que nous avons appris à nos dépends la valeur des engagements canadiens". Erreur derechef. On devait écrire "dépens".

Mais le texte du comité de rédaction n’engage peut-être que lui-même ; dans cette hypothèse il n’a pas de portée internationale. Le français peut alors souffrir quelques entorses. Il peut être signé les yeux fermés.

Henri Lafitte, Chroniques insulaires 13 janvier 2002

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