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Janvier

Chronique du 24 Janvier 2002

Ce début d’année 2002 nous donne, ô lecteur chronochronique, (j’aime ce néologisme qui singulièrement te qualifie) l’impression couscoussienne de pédaler sur du jello (variante nord-américaine de "pédaler dans la semoule"). Juges-en plutôt (ou plus tard, si tu préfères).

  • voeux du Nouvel an échelonnés sur une dizaine de jours sur notre petit écran rfoïste favori ;
  • une douzaine de journaux télévisés pour nous rappeler nos ébats, débats et autres faits divers de l’année 2001 ;
  • émission télévisée spéciale pour mieux revoir encore ce que l’on n’aurait pas revu, si le temps le permet (du nom de l’émission). Et j’en passe.

Ajoutes-y la réédition de l’élection édilienne de mars 2001 en guise de répétition générale. Sans oublier :

  • les éternelles lamentations de ceux qui se lamentent ;
  • Chirac et Jospin qui nous attendent en métropolitanie au détour du Chemin des Urnes ;
  • Le Pen, toujours présent ;
  • Pasqua toujours présent (et Douste-Blazy, et Juppé et ? ;
  • Arlette la lutteuse ouvrière toujours présente ;
  • Et les Verts qui s’étrillent à tout bout de champ. Plus :
  • les infirmières hexagonales qui demandent la reconnaissance de leur diplôme à bac+4 ;
  • notre député qui s’en prend à M. Plantegenest, le président du Conseil Général ;
  • notre président du Conseil Général qui se crispe au seul nom de Gérard Grignon, le député ;
  • Albert Pen qui nous donne de temps à autre son opinion dans une colonne de l’Echo des Caps ;
  • L’aquaculture qui aimerait bien avoir la pêche ;
  • Chirac qui serre des louches en se moquant des casseroles qui pendouillent aux murs des HLM.

Sans oublier les rêves "de concorde, d’harmonie et de solidarité pour tous ceux qui résident ici dans notre petite communauté" (comme dirait notre sénateur, que je cite en passant). Rêves auxquels tu pourrais ajouter ceux "de concorde, d’harmonie et de solidarité pour tous ceux qui résident dans notre village global" à l’heure de la mondialisation, comme j’aurais pu l’écrire si j’avais été sénateur.

Une seule nouveauté aurait pu faire notre bonheur : la réapparition du 1 centime oublié. Et voilà que les Français se mettent à le bouder. D’ici à ce qu’il soit moins cinq que l’on en ait pour nos cinq sous ?

Henri Lafitte, Chroniques insulaires 24 janvier 2002

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