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Septembre

Chronique du 15 septembre 2007

Un ami me faisait remarquer récemment que pour un Français de Métropole, voir le soleil se lever sur l’océan relevait de l’exceptionnel. Nos îles offrent cette chance et je pense à toi, ô lecteur avide d’ondes matinales orangées.

Lever de septembre

Faut-il un regard extérieur pour mieux percevoir les réalités de notre microcosme ? Une étude menée patiemment depuis 2006 par Damien Dussut, volontaire civil à l’aide technique, à la demande de la Direction de l’Equipement met le doigt sur plusieurs réalités susceptibles de malmener les inconsciences, par exemple en ce qui a trait à l’environnement.

Je te laisse pour ma part découvrir ce que, visiteur d’un autre cadre, je fixai dans la boîte à souvenirs cet été dans un pays nordique. La photo ci-jointe est celle d’une ancienne décharge.

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Comment ne pas remarquer, atterré, de retour à Saint-Pierre, notre ancienne « dump », sur le chemin de nos foulées, en regardant droit devant pour ne pas voir les amoncellements de détritus, ferrailles abandonnées, carcasses désespérantes et autres gravats de part et d’autre de nos bras ballants ?

Tri sélectif

À charge de qui le veut, de méditer sur le LA à donner enfin à notre sol plombé de trop fausses notes.

C’était un jour de patrimoine...

Henri Lafitte, Chroniques insulaires 14 septembre 2007

Diagnostic du territoire, sur le site de la Direction de l’Equipement

Commentaires

1 Message

  1. Chronique du 15 septembre 2007

    Les voyages en terres lointaines poussent, pour parler royalement, à la mathurité. Ta série de clichés, Mathurin, nous montre , le meileur, le mieux et le pire. Le meilleur c’est quand le passage de l’homme apporte au naturel la marque de son génie. Génie de la navigation, le phare emblême viril de l’élévation lumineuse, renforce le pouvoir de réflexion par sa dimension verticale. "Je me dresse donc je suis"cogite inlassablement la petite tour de la pointe aux canons, qui dans l’histoire aura plus souvent invité le voyageur a boire un coup, qu’à recevoir une salve de plomb.

    Le mieux recouvre d’un voile aseptisé,ce qui fut horrible.Résultat remarquable sur l’échelle de la pollution, réussite discutable sur le plan esthétique. C’est vaste, propre,lisse mais dépourvu de caractère. Nous sommes n’importe où en terre paysagée conformiste. Je ne parle que pour l’angle de vue présenté, il est possible qu’en se retournant la lecture du terrain s’enrichisse. Néanmoins, ceux qui réhabilitent des sites devraient penser à restituer ou réinventer le relief au sens d’éclat,et non pas au sens de restes.

    Le pire, qui crible de rouille un horizon funeste, s’impose avec la force perpétuelle de l’habitude.Quel bulldozer parviendra à remuer un siècle de repli sur une terre sans miroir.Théâtre de contradiction qui expose la coulisse.Narcisse sur la jetée, Tirésias au Milieu. Au royaume des aveugles, Mathurin chante et Louis braille.

    par Gaby | 16 septembre 2007, 11:58