En bref
1,25 euro le yaourt nature dans un supermarché, 1€15, le même yaourt, chez un concurrent en contrebas, 1,30 dans un commerce en ville, pour un produit à 0€99 il y a peu, on se dit que l’observatoire des prix, de la vie chère pour appeler un matou un chat, a du mou dans la corde à nœuds.
- Eh bé, qu’est-ce que tu vois ?
- Je vois les prix qui montent…
- Comme la bébête ?
Le chien aboie et la caravane passe, dit-on souvent. Sauf que s’il aboie sur la dune de Miquelon-Langlade, là où la route est coupée, la caravane ne passera pas.
Le président du Conseil territorial l’a annoncé ; je résume ; suite à la rupture de la route Miquelon-Langlade, il faudra dérouter la route. Une question se pose : le passant dérouté l’a trouvera-t-il ? La route étant alors une route bis, nous l’appellerons donc…
L’outre-mer n’est pas dans son assiette. Paris répond à mots couverts. Yves Jégo l’a dit – je résume - ; pour s’en sortir, il faudra tout remettre à plat. Avec quelle fourchette ?
L’outre-mer n’est pas dans son assiette et l’archipel lutte pour son plateau. Le p’tit déj ministériel sera-t-il continental ?! Il faudra pour cela faire toute une tartine.
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 13 février 2009

Imaginez qu’avant l’an 2000 on aurait payer pour un yaourt 8,53 francs ( 1,30 euro ), on aurait crié au scandale et pourtant c’est la réalité aujourd’hui. Une étude a été faite par la préfecture sur les prix à la distribution et le résultat fait apparaître que la marge bénéficiaire des commerçants est en moyenne de 40%. Je pense sérieusement que là on se moque de nous pour ne pas dire autre chose. Quand l’on voit les tarifs qui sont pratiqués dans les magasins d’alimentation sur Terre-neuve, que l’on calcule comme si l’on payait le transport et la douane, on trouve beaucoup de produits multipliés par 3 voir 4. On est bien loin des 40% de marge, et le budget le plus important de tous les ménages, c’est bien celui de l’alimentation. Lorsque le $ baisse, les prix restent les mêmes par contre lorsqu’il monte les prix suivent. Pourquoi la Guadeloupe, la Martinique et les autres se battent en ce moment, la vie chère. Il faut croire que cela ne doit pas être le cas ici car il n’y a aucune action de mener. Alors je pense qu’il est temps de bouger, car si l’on ne fait rien les riches seront encore plus riche et la suite vous la connaissez.