Dans l’Echo des Caps du 2 juin 2000, Albert Pen, Conseiller économique et social, laisse sans doute parler la deuxième fibre de son mandat en s’élevant contre les excès du foot business. " Un monde fou, foot, foot... " s’écrite-t-il où l’on verse des " sommes mirobolantes " aux clubs et aux joueurs, un monde de fric porté par la pub télévisé parce que des milliards de locdus s’agglutinent devant le petit écran pour oublier devant une balle leur vie de merde pour peau de... balle, précisément.
Faut-il tourner la tête au petit écran qui nous la tourne, ce qui aurait pour effet de faire chuter l’audimat, donc les ressources publicitaires, donc l’intérêt du foot, et de mettre à pied tous les crampons de la terre ? " On rêve bien sûr, car qui aura le courage de commencer (j’hésite... !), poursuit Albert Pen.
Je t’indique au passage, à toi lecteur, mon bien-aimé chronique, que, loin de commencer, je continue depuis belle lurette à me moquer complètement du football, préférant le ballon de rouge au ballon rond, tout en étant persuadé que tous les tifosis de la terre s’en foutent complètement, ce qui m’ôte toute prétention de prêcher par l’exemple.
Sais-tu, ô lecteur avide de considérations sportives, qu’un casque de policier anglais ayant servi de cache-sexe au manifestant qui s’était lancé à poil sur la pelouse lors d’un match de rugby en avril 1974, va être mis aux enchères ? Preuve, s’il en était besoin que tout ce qui touche au jeu de balles prend de la valeur, même les couvre-chefs des flics ? Les politiques professionnels ne l’ont-ils pas compris à leur tour, eux qui s’affichent lors des grandes fêtes du foot, du rugby ou du tennis ? Sans doute veulent-ils mieux se vendre aux enchères ensuite, eux les défenseurs du but à atteindre qui, sur le terrain, n’ont pas de valeur particulière.
Halte au ballon, donc, ce qui soulagera les femmes enceintes ! Foin de ballon, ce qui libérera tous les captifs de la terre (car le ballon désigne aussi la prison, dans le jargon des taulards) ! Un bon coup de pied au ballon à qui voudra te taper cent balles, ce qui rassurera le bourgeois près de ses pièces !
Comme le conclut fort justement l’auteur de l’article, " nous vivons vraiment dans un monde de cinglés ! "
Sur ce, je te laisse, ô lecteur cathodique, j’ai un match qui m’attend à la télé, en direct de Roland-Garros. Il y a Mauresmo qui va défendre l’honneur des femmes françaises libres.

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