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Avril

Chronique du 20 Avril 2000 (2)

Mon chien fête ses quatre ans aujourd’hui, ce qui lui fait en réalité 28 piges, tu piges ? Ce qui m’amène à penser que si nous vieillissions au même rythme, cela pourrait nous amener à nous en tenir davantage à notre bipédie d’homo sapiens plutôt que de nous laisser aller à ressembler de plus en plus à nos animaux familiers.

En quête d’éternelle jouvence, nous serions attentifs à éviter tout ce qui nous ferait vieillir prématurément, comme :

  • se mettre à quatre pattes ;
  • être comme le chien du jardinier, attitude fréquente sur nos rochers perdus ;
  • traiter quelqu’un comme un chien, par respect ;
  • être malheureux comme un chien qui se noie, car on retient davantage l’attention quand on meurt jeune ;
  • être comme un chien à l’attache, ce qui est une cause du vieillissement prématuré dans la fonction publique ;
  • s’entendre comme chien et chat, attitude réservée à ceux qui ont de l’expérience.

Personne ne se risquerait plus à pisser contre les murailles, attitude que l’on remarque souvent chez les politiques.

La religion serait-elle alors utile sachant que nul serait alors besoin qu’un chien regarde bien son évêque, puisque plus personne ne voudrait plus être chien, à force de vouloir rester jeune ? Quant à ceux qui persisteraient dans leur attitude vouée au vieillissement prématuré, ils n’empêcheraient pas la caravane de passer.

Et l’on pourrait sans remords noyer son chien en l’accusant de la rage, car la cause serait entendue en cette époque moderne qui privilégie le principe de précaution.

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