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Avril

Chronique du 22 Avril 2000

Déjà que deux cents jeunes nous avaient quittés en septembre dernier, contribuant ainsi au vieillissement de la population pendant la saison froide (neuf mois pour accoucher de la saison tiède), c’est ce week-end l’exode pascal.

Sachant que 10% des insulaires se sont ainsi cassés pour des raisons diverses et que j’ai décidé de prendre également des chemins buissonniers pour une petite quinzaine, tu pourras méditer, ô lecteur anachronique, sur la fameuse devise : " Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ".

Et si d’aventure, je te manque, tu me feras plaisir car n’est-on pas présent finalement quand on est absent ?

Cette latence dont je te cause risque de te paraître longue comme d’ici à Pâques. Et comme Pâques, c’est demain, je ne vais pas te manquer trop longtemps, ce qui me rassure, car je n’aime pas faire de la peine aux gens, surtout à ceux que je ne connais pas, car je ne peux rien faire pour en réparer les premiers outrages (à distinguer des derniers qui sont nettement plus cochons).

Mais qui sait ? Peut-être se retrouvera-t-on car, miracle de la toile, on ne perd plus jamais le fil, même cousu de blanc, surtout que nous sommes en avril, et qu’en avril, on ne se découvre pas d’un..., au point que de ... en aiguille, j’en perds le...

Tiens, le téléphone sonne. Qui est au bout du... ?

Salut. Je file.

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