On médiatise les conflits qu’on peut. 22 mai 2000, branle-bas de combat sur les ondes de RFO. Les pompiers de l’aéroport sont en grève !
Rassure-toi, cher lecteur : il n’y a que des journalistes pour mettre de l’huile sur le feu. Pour dire le tout et en résumé (en la matière, c’est la même chose) les pompiers se sont mis en quatre - ils n’étaient pas plus nombreux - pour faire valoir leurs revendications, nécessité d’être cinq, comme par le passé, volonté de renégocier les grilles (normal) de service...
Les boutefeux ont retardé le départ de l’avion d’Air Saint-Pierre... de quinze... minutes, sans vendre la mèche. Voilà qui mérite les feux de l’actualité.
- J’en ai rien à foutre des pompiers ! a pu s’écrier un passager frustré.
- Console-toi. Pour une fois que tu peux t’envoyer en l’air avant le décollage, a pu lui répondre sa voisine.
23 mai 2000 : les pompiers n’ont pas été pris pour des glands. Tous les passagers avec le feu au cul (tout le monde n’aime pas Saint-Pierre) sont soulagés.
- J’avais peut-être ma chance, s’est dit un Rmiste avec sa chaude-lance.
- T’aurais dû la saisir, lui a répliqué son interlocutrice impitoyable.
En France, les convoyeurs de fonds ont signé un protocole d’accord après quinze jours de grève. " Sortie de crise " également à Saint-Pierre, ajoute-t-on dans la foulée au Journal de 20 heures.
- Ça n’a pas fait long feu...
- Arrête, je sens la crise qui monte, qui monte...

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