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Mai

Chronique du 25 Mai 2000

Le député RPR Renaud Muselier est partagé en ce mois de mai 2000 quant à la réforme du quinquennat. " La longueur du mandat présidentiel est, bien évidemment, une question de fond très importante ", a-t-il déclaré. A-t-il peur à nouveau d’une lame de fond qui balaierait Jacques Chirac, comme la droite après la dissolution malencontreuse de l’Assemblée nationale, à l’instar de la lame qui aurait pu l’emporter lui-même lors du raz-de-marée fictif à Saint-Pierre et Miquelon le 23 décembre 1991.

Rappelons que Renaud Muselier était venu dans les îles pour commémorer le cinquantième anniversaire de l’arrivée des Forces Françaises Libres à Saint-Pierre et Miquelon le 24 décembre 1941, sous la houlette (petite houle ?) de son oncle.

L’inconscient peut enregistrer, sans qu’on le sache (normal puisque c’est l’inconscient qui parle, et l’inconscient, ô lecteur pétri de vague à l’âme en quête de profondeur philosophique, ne parle pas, du moins pas en français libre, comme tout le monde), peut enregistrer, disais-je, des craintes, fussent-elles vagues (tu me suis ?)

Renaud Muselier estime d’ailleurs que " ce n’est pas la peine d’engager des débats qui n’intéressent pas " les Français. Comment peut-il savoir ce qui nous intéresse ou ne nous intéresse pas, te demandé-je bouche bée ? Les Bouches-du-Rhône seraient-elles la voix de la France ? A supposer que ces mêmes Bouches lui aient fait des confidences...

Quinquennat ou septennat ? Etre réélu ou pas, là n’est-elle pas le bas-fond de la question ? Et qu’est-ce qui se passe quand le vent souffle sur des bas-fonds ?

Aussi comprendras-tu que Renaud Muselier, dont l’opinion t’importe comme l’an quarante (et un), adopte un profil outre-mer : pas de vagues.

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