On a pleuré, mais trop tard, car après coup, sur la dépouille du Feu Rouge. On a pleuré, mais toujours trop tard, car toujours après coup, sur feu le phare de Galantry. On enregistre la disparition de « Si le temps le permet », l’émission phare de RFO. Et chaque fois l’on aura gobé le discours technocratique justifiant l’injustifiable. Car « maintenant, dans le domaine de la télévision, on raisonne et on s’organise selon une logique dite d’antenne », comme dit le directeur de la station dans l’Echo des Caps du 18 avril 2003.
Avec un tel discours, affublé d’un habit de vertu, du costar cravate du cadre sûr de lui, qui oserait contester une telle assurance technocratique au nom d’un progrès que l’on découvre inéluctable, comme si d’ailleurs le progrès était contradictoire avec la durée ? « Les émissions de télévision ont généralement une durée de vie de trois ans », apprend-on. Une émission de quinze ans ne peut donc qu’être hors norme. Ainsi soit-il.
Le patrimoine fout le camp, sans mot férir, et l’on se réfugie dans la contemplation extasiée des souvenirs glanés au fil du temps par des gens de passage tout en voguant dans l’indifférence de son propre quotidien.
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 28 avril 2003

J’te parie qu’ils vont remplacer avec des "reruns" de JR de Dallas et Con...pany ! Dede
Y peuvent toujour mettre Star academie à la place
Extrait d’un article de Martineau dans le dernier Voir http://voir.ca/mtl.asp
"Le maire de Montréal a demandé à Wilfred, le gagnant de Star Académie, de venir signer le livre d’or de la Ville. Pensez à ça deux secondes...... Grâce à Star Académie, donc, le Québec a une nouvelle coqueluche : Wilfred Le Bouthillier. Le jeune Néo-Brunswickois, qui a remporté la palme en interprétant un tube de Zachary Richard (Jean Batailleur) et un succès de Jacques Michel (Pas besoin), ira rejoindre la longue cohorte des chanteurs à voix qui, chaque mois, montent dans l’autobus du show-business québécois. Tout ce qu’on peut lui souhaiter, c’est qu’il se trouve un répertoire au plus vite. Car des chanteurs sans répertoire, il y en a des tonnes au Québec. Depuis l’ouverture de l’usine Plamondon, la plus grosse fabrique de cordes vocales au monde, le Québec est devenu le paradis des chanteurs sans chansons. Des voix hyper-puissantes qui interprètent des chansons super-plates. "
Where are the good things gone ?