Ainsi donc la direction de RFO aura eu raison de son émission phare, « Si le temps permet » en la supprimant « purement » et « simplètement ». Car a-t-on raison quand la déraison l’emporte au nom des belles raisons pompeusement fagotées d’un raisonnement technocratique ?
Peu importe donc si le temps ne le permet plus, mais je le prendrai pourtant pour dire tout le bien de cette émission, ce qu’elle apportait de témoignages de notre vie insulaire et de saine convivialité. Car Roselle et toute son équipe avaient le mérite de travailler sérieusement sans se prendre au sérieux, tranchant ainsi avec l’assurance trop souvent exclusive des bureaux d’information. Il fallait faire souvent avec les moyens du bord, en fonction des disponibilités humaines ou matérielles car il fallait prévoir, anticiper, faire coïncider les disponibilités des uns et des autres, professionnels de la station et participants d’un jour. Quadrature du cercle, en quelque sorte, qui n’aura pas empêché l’émission d’être le vrai rendez-vous télévisé des îles, un carrefour de la diversité, un regard réflexif valorisant pour l’ensemble de la communauté. Tant pis si elle n’avait pas la régularité de métronome des journaux télévisés ; chaque approche a son style et de la diversité naît l’intérêt.
Mais la technocratie a ses raisons que la raison ne connaît point et l’émission aura été sacrifiée sur l’autel des certitudes. « Les chaînes de télévision se doivent de répondre aux attentes du public. En conséquence, les émissions de télévision ont généralement, une durée de vie de trois ans », déclare le directeur de RFO dans l’Echo des Caps du 18 avril 2003. Donc, le public est versatile, par définition ; mais on ne demande pas son avis, tu remarqueras, on tranche pour lui. Bref, « « Si le temps le permet » s’est en effet arrêtée d’elle-même… », nous dit le dirluche, comme si cela était possible dans un organisme aussi hiérarchisé. Mais à quoi sert un dirlingue alors ? Et il faudrait gober cette superbe ?
Mais que peuvent craindre les grands maîtres de la cathédrale aux miroirs déformants qu’est la télévision ? Alors ne soyons pas surpris que les ultramarins soient traités avec condescendance. Du moment qu’on ne veut que leur bien, en apparence.
Henri Lafitte, Chroniques insulaires 30 avril 2003

Qu’en pense Albert-Max ? Notre Umbudsman d’RFO lui qui connait bien le caillou...
s’k’i’di’d’ca lui ?
Dede
Voir en ligne : Dede
Rien à y comprendre
D’un coté on demande aux gens de l’Ile de s’exprimer et de valoriser leur environnement. Ensuite on a la chance inouie de tomber sur une animatrice de la trempe de Roselle qui non seulement remplit totalement et admirablement le contrat, mais fait monter la côte d’écoute de la station locale de certainement plusieurs crans Et ensuite on lui cloue le bec sans précédent et sans demander l’avis de qui que ce soit
Es-ce qu’on est encore dans la démocratie de Coluche avec son "cause toujours tu m’intéeresse" ou bien on a carrément dérivé dans la dictature de "Ferme ta G.. ?" Je suis sur qui si on prenait le temps d’interroger la population à ce sujet, on obtiendrait 98% de oui en faveur du maintien de l’émission ou de sa remise en service sous un nom ou un autre.
A qui la faute ?
Dans bien de domaines la seule parole qu’on nous laisse est le silence !!! Bien sur que Saint-Pierre et Miquelon est placardé style harcelement moral !!! Mais l’évidence est notre minorité d’expression. Bientôt, style baillonné notre "langue sera coupé"...
Merci à ............................................. Rassemblons notre peuple ..............................
y é ben pu inteessant dé regadé la matinic y fé ben plus cho, ein mon frer, saint-pier et mique qué quoi ?
On nous a coupé la radio maritime en français, on nous a coupé la radio AM, on nous coupe la diffusion de la une sur le continent voisin, on nous coupe "Si le temps le permet". Quand va-t-on nous couper ...... pour que notre race d’ultramarins disparaisse. "Si le temps le permet" était la seule émission qui permettait aux Miquelonnais de s’exprimer à peu près une fois par an.