La guerre des chenilles aura-t-elle lieu ? Pour qui veut faire le tour de l’île, la réponse est évidente ; difficile d’échapper aux tranchées et aux pelles mécaniques. Saint-Pierre est un immense chantier. Que ne rêve-t-on pas alors de conter fleurette allongés dans la douceur des bois, à l’ombre des résineux rabougris ! Malheur ! Les (...)
Salut le père me dit-il en faisant un grand signe ; sa femme le suit. Je suis sur le podium, en plein spectacle, devant cinq cents personnes ; j’ai les doigts un instant suspendus ; le tempo est à cent quarante. Je lui réponds par un signe de la main gauche, entre deux accords. Le couple vient de passer devant la scène avant de s’installer à (...)
Une belle soirée au Centre Culturel ce samedi 20 juillet 2002. Cinq cents personnes au moins étaient présentes dès l’ouverture à 19h00, illustrant ainsi l’attente du public pour ce genre d’événement. Un encouragement pour tout organisateur de festival. Chansons, rythmes endiablés, musique acadienne, violon, salsa, chants de marins (...)
Scène cocasse de la vie insulaire : un touriste pétri par les ans est assis sur une chaise devant le Centre d’Achats Marcel Dagort, là où " la vie est moins chère ", comme le proclame le slogan publicitaire. A ses pieds, un sac de victuailles et une bouteille de ketchup. Il a entre les mains un sandwich-baguette à la française. Chose curieuse, (...)
Et de deux ! Deux jours de beau temps consécutifs. Qu’est-ce qui va nous tomber sur la gueule ? s’est interrogé un compatriote à la boulangerie. L’été serait-il là avec le barachois tout pimpant de mâtures ? La course Halifax - Saint-Pierre aura été une réussite. C’est l’été, l’Echo des Caps met à la cape et le Vent (...)
C’est un événement ; aussi méritait-il d’être souligné. Le soleil a fait son apparition à Saint-Pierre en ce 11 juillet 2002. L’île a enfin échappé à la gangue de brouillard dont elle était prisonnière depuis la fin du mois de juin. On ne déplore aucune victime dépressive. Une quarantaine d’Acadiens sont venus sur (...)
" Dites-moi, est-ce que vous êtes parente avec la célèbre Antonine Maillet ? " demande en regardant ses feuilles le journaliste à son invitée sur le plateau du Vingt Heures de RFO en ce soir désespérément embrumé du 6 juillet 2002. Elle s’appelle Marguerite et la question l’agace, ostensiblement. " Je travaille pour me faire un prénom ", (...)
Que puis-je te dire de neuf depuis que je pratique un silence aussi assourdissant que les abysses politiques ? Que l’été est enfin là, narguant de ses faux frimas un printemps bien grimé ? Que le brouillard hume le capelan qui ne roule pas ? Que nous avons un député moins nouveau que le Beaujolais ? Qu’il n’est point besoin d’une (...)