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	<title>Mathurin.com - Le magazine de St Pierre et Miquelon.</title>
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	<description>Mathurin.com, &#233;galement accessible via chroniques-insulaires.fr est un site traitant de sujets d'actualit&#233; principalement orient&#233;s autour de la vie locale de Saint-Pierre et Miquelon (petit archipel fran&#231;ais d'Am&#233;rique du Nord). En quelques chiffres, Mathurin.com c'est pr&#232;s de 3000 articles et 10 ans d'existence. Ces articles, pour leur grande majorit&#233; &#233;dit&#233;s sous forme de chroniques, traitent avec originalit&#233; de faits de soci&#233;t&#233; afin d'amener un brin d'air frais sur une actualit&#233; trop souvent aseptis&#233;e. Vous trouverez &#233;galement des articles 'D&#233;couverte' sur des ouvrages, des disques et des concerts.</description>
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		<title>Mathurin.com - Le magazine de St Pierre et Miquelon.</title>
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		<title>Lekbir Halili, Servez-Vous</title>
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		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>


		<dc:subject>A la une !</dc:subject>

		<description>Ne redoute-t-on pas les rives nostalgie quand les beaux jours sont l&#224; encore, mais que point le jaune ocre d'un automne qui finira bien par s'&#233;brouer ? J'en &#233;tais l&#224; de ma r&#234;verie en ce 8 septembre 2010, quand surgit un CD, charg&#233; de couleurs, &#8211; et d&#233;j&#224; sur ma platine - de rythmes aux influences multiples, charg&#233;s d'Orient et d'Am&#233;rique septentrionale. Il suffisait de se servir. &#171; Servez-vous &#187;, affiche d'ailleurs Lekbir Halili, dans son nouveau (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ne redoute-t-on pas les rives nostalgie quand les beaux jours sont l&#224; encore, mais que point le jaune ocre d'un automne qui finira bien par s'&#233;brouer ? J'en &#233;tais l&#224; de ma r&#234;verie en ce 8 septembre 2010, quand surgit un CD, charg&#233; de couleurs, &#8211; et d&#233;j&#224; sur ma platine - de rythmes aux influences multiples, charg&#233;s d'Orient et d'Am&#233;rique septentrionale. Il suffisait de se servir. &#171; Servez-vous &#187;, affiche d'ailleurs Lekbir Halili, dans son nouveau CD, tout en fran&#231;ais cette fois, lui qui condense dans sa force cr&#233;atrice son Maroc natal, ses &#238;les d'adoption et le Qu&#233;bec d'exploration. Triptyque de saveurs, d'odeurs, de rencontres, de musicalit&#233;. CD richement agenc&#233; avec l'appui de musiciens de Saint-Pierre et Miquelon et du Qu&#233;bec, le tout ayant transit&#233; pour une bonne part de l'enregistrement et le mastering final par le studio SESAME de Xavier Landry.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_461 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:350px;' &gt;
&lt;img src='http://www.mathurin.com/local/cache-vignettes/L350xH233/Lekbir_Servez-vous-14ad2.jpg' width='350' height='233' alt=&quot;&quot; style='height:233px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Produit savoureux comme un plat soigneusement &#233;pic&#233;, tajine de romances et de r&#234;veries, d'o&#249; perle en gouttes d'or l'intense g&#233;n&#233;rosit&#233; de l'auteur-compositeur-interpr&#232;te qu'est Lekbir Halili, artiste qui aura su apporter sa palette d'&#233;criture pour une synth&#232;se d'enthousiasme. La pochette s'ouvre sur des remerciements adress&#233;s &#224; tous ceux &#8211; ils sont nombreux &#8211; qui le soutiennent et l'accompagnent. D&#232;s les premi&#232;res notes, le soleil est au rendez-vous, celui de Montr&#233;al o&#249; Lekbir aura voulu diversifier son aventure. &#171; R&#233;veillez-moi s'il y a le soleil... &#187; Tout p&#233;riple a sa part de doutes et de souffrances, mais aussi d'esp&#233;rance, de r&#233;alisation, de d&#233;passement &#187; : cela se passe &#224; Montr&#233;al, ville forte de brassage : &#171; R&#233;veillez-moi aux rayons du soleil quand la montagne brille comme de l'or / quand &#231;a tape fort sur la peau du djemb&#233; venu de tous les continents... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lekbir Halili vibre d'une maturit&#233; captivante dans la rencontre entre deux continents, Afrique et Am&#233;rique du Nord, transcend&#233;e par son ancrage insulaire sur des Grands Bancs plus ensoleill&#233;s qu'on ne l'imagine. Cri du coeur : &#171; Ne t'en fais mon amour je tiens &#224; toi ne l'oublie pas &#187; qui donne lieu &#224; cette &#233;vocation r&#233;ussie : &#171; Je franchirai les for&#234;ts je reviendrai pas &#224; pas dans les branches de tes veines &#187; ; hymne &#224; la vie dans des &#233;changes ouverts : &#171; Servez-vous la vie est belle &#187; ; et puis cette interrogation forte dans ses nuances, dans une chanson qui retient l'attention, &#171; L'abb&#233; &#187; : &#171; Oh, oh L'abb&#233;, l'abb&#233; / Dis-moi ce qui se passe dans l'au-del&#224; / S'il y a des gosses dans des puits / Qui creusent pour les diamants &#187;... A toi, &#224; toi, l'homme sage / Je rends hommage / Pour le d&#233;fenseur des sans abris / Je prie Allah Rabbi Moulay / De te faire une place au paradis &#187;... Comment ne pas rendre hommage &#224; mon tour &#224; une telle synth&#232;se cr&#233;atrice d'humanit&#233;, quand tant de gens se d&#233;chirent arc-bout&#233;s sur leurs religions ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Treize titres dans une ouverture &#8211; fermeture de Montr&#233;al &#224; Montr&#233;al, avec, en fin d'opus, le premier morceau, en poursuite. Au beau milieu, le th&#232;me f&#233;d&#233;rateur de &#171; L'&#238;le &#187; nourrici&#232;re dans le v&#233;cu partag&#233; : &#171; Pr&#234;te-moi ton &#238;le pour dire que c'est la mienne / Pour dire qu'elle est belle / Sur une m&#233;lodie d'au Bout du fil / Autour d'un buffet froid sur la belle de l'&#233;toile &#187;... Autant de notes qui fr&#233;missent d'&#233;vocations de diff&#233;rentes sonorit&#233;s locales. Open tuning et violon &#233;taient de mise pour porter l'incantation du chant rythmique. Place alors avec plaisir &#224; l'influence plus Am&#233;rique centrale. L'auteur salsa&#239;se sa tonicit&#233; d&#233;bordante. &#171; Toc toc la revoil&#224; la revoil&#224; la fille de Cuba / Toc toc la revoil&#224; la revoil&#224; couleur chocolat &#187;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'album est dense de surprises accrocheuses, &#224; l'image de cette belle composition qu'est le neuvi&#232;me titre &#171; Marra marra (de temps en temps) &#187;, belle dans la symbiose d'horizons pour dire l'amour et le besoin de prendre le temps de l'&#233;coute, en fran&#231;ais, en espagnol. Plaisir chez moi soudain de ces ondes &#233;vocatrices.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fougue, mots qui se d&#233;ploient comme peut le permettre l'orientalit&#233; m&#233;lodique, force musicale de par la participation de nombreux musiciens de l'Archipel ou du Qu&#233;bec... Thierry Artur, toujours pr&#233;sent aux c&#244;t&#233;s de l'artiste, Pascal Hutton, Christian Paturel, Alain Lafitte, Denis Bouvier, B&#233;n&#233;dicte Laurent... ; mais aussi Polo et Andr&#233; Guay qui signent quelques musiques en compagnie de l'auteur... et d'autres encore, dont Malika, sa fille. Le tout port&#233;, et l'ensemble est probant, par un style f&#233;d&#233;rateur et affirm&#233;, celui de Lekbir, pr&#233;cis&#233;ment, &#171; citoyen du monde &#187;, comme il le souhaite dans le dixi&#232;me titre. Occasion de constater &#231;&#224; et l&#224; que tant reste &#224; faire pour nous sortir de l'orni&#232;re : &#171; Si seulement il existait ? Un pays tol&#233;rant, les ath&#233;es et les croyants les chr&#233;tiens et les Pa&#239;ens qui se tiennent la main, ils dansent sur la m&#234;me cadence... &#187; Plaisir de l'adh&#233;sion &#224; ces touches justes et profondes, sans que la joie ne vienne &#224; c&#233;der, quels que soient les al&#233;as, les tourmentes et les d&#233;ceptions. Force de la musique propre aux retrouvailles et au d&#233;passement de soi. Rester vigilant mais sourire revisit&#233;, &#224; l'instar du onzi&#232;me titre.. Et pour terminer, avant la reprise finale, le petit bijou du regard d&#233;capant qu'aura permis le bain saint-pierro-franco-qu&#233;b&#233;cois, tonalit&#233; oblige : &#171; Au d&#233;but on est tout petit, on est rond comme des billes... &#187; Oui, mais apr&#232;s... Apr&#232;s, &#231;a s'encha&#238;ne, tabarnak, et c'est pas triste, n'en d&#233;plaise &#224; ceux qui voudraient nous le faire perdre, le sourire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son parcours musical, dans la transmutation de ses influences, Lekbir Halili apporte ici une ouverture tonifiante pour un album r&#233;ussi, avec, &#224; la clef, un livret o&#249; l'on ne se lasse pas de fol&#226;trer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Chroniques musicales
8 septembre 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lekbir Halili, Servez-vous, Productions Lek - 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Jamait, comme on en voudrait toujours au Centre culturel</title>
		<link>http://www.mathurin.com/article3034.html</link>
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		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>



		<description>Une soir&#233;e &#224; dire toujours JAMAIT, dans la salle des sports du Centre culturel et sportif en ce 17 juin 2010 o&#249; plusieurs centaines de personnes avaient r&#233;pondu &#224; l'appel pour un spectacle qui fut &#233;poustouflant. Eh oui ! Grav&#233; d&#233;sormais dans les m&#233;moires de nos t&#234;tes multiples et enchant&#233;es. J'aurai eu l'occasion d'&#233;crire une chronique en 2005 sur un de ces albums ; j'aurai &#233;t&#233; bluff&#233; ce soir au-del&#224; de l'attente par un artiste talentueux, d&#233;bordant (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une soir&#233;e &#224; dire toujours JAMAIT, dans la salle des sports du Centre culturel et sportif en ce 17 juin 2010 o&#249; plusieurs centaines de personnes avaient r&#233;pondu &#224; l'appel pour un spectacle qui fut &#233;poustouflant. Eh oui ! Grav&#233; d&#233;sormais dans les m&#233;moires de nos t&#234;tes multiples et enchant&#233;es. J'aurai eu l'occasion d'&#233;crire une chronique en 2005 sur un de ces albums ; j'aurai &#233;t&#233; bluff&#233; ce soir au-del&#224; de l'attente par un artiste talentueux, d&#233;bordant d'&#233;nergie, au contact de toute la salle, port&#233; par des musiciens heureux et tout aussi dou&#233;s, batterie, basse, accord&#233;on ou clavier, guitares, en totale coh&#233;sion. Le bonheur &#233;tait sans conteste au rendez-vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_460 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:350px;' &gt;
&lt;img src='http://www.mathurin.com/local/cache-vignettes/L350xH233/Jamait-433ca.jpg' width='350' height='233' alt=&quot;&quot; style='height:233px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'adh&#233;sion aura &#233;t&#233; imm&#233;diate, d&#232;s la premi&#232;re chanson, Yves Jamait souffl&#233; d'un tel renvoi de chaleur. Il aura fait bon d'&#234;tre l&#224;, pour cette soir&#233;e propos&#233;e au public gr&#226;ce &#224; une articulation heureuse entre une tourn&#233;e au Canada et un crochet &#224; Saint-Pierre et Miquelon. C'&#233;tait donc l'heure o&#249;, loin de nous enlever la lune, on venait soudain de nous la d&#233;crocher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chansons emprunt&#233;es &#224; ses trois albums studio, entr&#233;es dans le r&#233;pertoire des airs qui nous accompagnent, dans une s&#233;lection solidement cadenc&#233;e entre des rythmes accrocheurs et des ballades plus intimistes, plus corps &#224; corps. Moment intense avec Caresse-moi, reprise par l'assistance. Mots justes, expression corporelle d'un artiste ma&#238;tre de tous ses mouvements sur sc&#232;ne. Encha&#238;nements rod&#233;s ne portant pas pr&#233;judice &#224; la sinc&#233;rit&#233;. Il y aura eu comme une forte complicit&#233; entre artistes et auditoire tout au long d'un spectacle non-stop. J'aime ces formules sans entracte o&#249; l'on peut se laisser emporter par le crescendo de la rencontre, propice &#224; recevoir soudain pleinement &#171; ...je n'ai pas les mots / Pour le dire en deux mots &#187;... Tendresse, regard sur le couple, solitude du c&#233;libataire, hommage aux mains des femmes. &#171; J'&#233;crase une cigarette &#224; moiti&#233; pas finie
Dans le bol d'habitudes d&#233;caf&#233;in&#233;es &#187;, chanson extraite de son troisi&#232;me album studio, Je passais par hasard. Croquis de vie issues des observations du quotidien, comme &#171; Au bar de l'univers &#187;. Humour, vivacit&#233; du regard, sourire vrai, plaisir pleinement partag&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Je suis vivant &#187; concluait Jamait au nom de tous. Impossible alors de faire le mort aux rappels qui fusaient. Comment accepter de se d&#233;faire d'une telle joie concentr&#233;e ? On en voulait encore, bien s&#251;r, histoire de faire le plein des souvenirs dans la soir&#233;e printani&#232;re qui nous attendait au bout du vieux port. &#171; Je te salue, ma belle Dijon, &#244; ma&#238;tresse burgonde &#187;, de chanter l'artiste, Je te salue, Saint-Pierre et Miquelon, avait-il aussi le plaisir d'ajouter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car il est des soir&#233;es qui valent la peine. Et je me suis surpris &#224; regarder les &#233;toiles en reprenant &#171; Qu'importe la distance / Le mois ou les ann&#233;es /Quelle que soit la journ&#233;e / Je m' souviendrai &#187;... Car Jamait aura aussi chant&#233; pour la beaut&#233; des rencontres humaines dans la diversit&#233; fraternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Chroniques musicales
17 juin 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Patrick Guillaume &#224; la Galerie Barachois</title>
		<link>http://www.mathurin.com/article3030.html</link>
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		<dc:date>2010-05-03T22:40:17Z</dc:date>
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		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>


		<dc:subject>A la une !</dc:subject>

		<description>Une exposition de couleurs, de mouvement, de chaleur... ; ce lundi 3 mai 2010 aura &#233;t&#233; jour de vernissage pour une s&#233;lection de 25 &#339;uvres de Patrick Guillaume, artiste peintre de Saint-Pierre et Miquelon, &#224; l'initiative du Carrefour culturel saint-pierrais, men&#233; par son pr&#233;sident Michel Le Carduner, en collaboration avec le Centre culturel et sportif. Bonheur de pouvoir profiter d'un panel diversifi&#233; d'un artiste secret, mais si g&#233;n&#233;reux dans l'expression au (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une exposition de couleurs, de mouvement, de chaleur... ; ce lundi 3 mai 2010 aura &#233;t&#233; jour de vernissage pour une s&#233;lection de 25 &#339;uvres de Patrick Guillaume, artiste peintre de Saint-Pierre et Miquelon, &#224; l'initiative du Carrefour culturel saint-pierrais, men&#233; par son pr&#233;sident Michel Le Carduner, en collaboration avec le Centre culturel et sportif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonheur de pouvoir profiter d'un panel diversifi&#233; d'un artiste secret, mais si g&#233;n&#233;reux dans l'expression au bout du pastel. J'&#233;tais frapp&#233; par l'&#233;nergie vivifiante qui captait le regard dans la vivacit&#233; du trait, d&#232;s l'entr&#233;e dans la galerie Barachois. Tableaux choisis par son &#233;pouse dans le vivier de quelques centaines de r&#233;alisations ; Patrick Guillaume n'est pas homme &#224; vouloir exhiber son imaginaire. Mais &#224; l'inauguration de cet &#233;v&#233;nement fortement sollicit&#233;, sans doute pouvait-il se rendre compte qu'il rayonnait un bonheur incommensurable dans la rencontre avec le public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car l&#224; est la magie des &#339;uvres picturales. &#201;motions retenues sur des surfaces pour projeter l'observateur dans tout le possible de l'imaginaire. Patrick Guillaume, dans son style, favorise cette ouverture. Le regard n'est pas fig&#233;, d&#233;clenche le &#171; big bang &#187;, pour l'occasion, vingt-cinq fois r&#233;initialis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Privil&#232;ge de brosser du regard le kal&#233;idoscope d'un univers personnel qui soudain s'ext&#233;riorise. Nous f&#251;mes plusieurs &#224; nous arr&#234;ter tout particuli&#232;rement sur une toile o&#249; l'artiste aura donn&#233; libre cours &#224; son esprit inventif &#224; coup de silicone peign&#233;. Superbe. Dans un autre registre, l'onirisme d'un voilier dans une ambiance encr&#233;e m'aura entra&#238;n&#233; vers le grand large. Au bout de la salle, dans son encadrement, c&#244;t&#233; gauche en entrant, un clown nous observait enjou&#233;. Et ravi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Chroniques insulaires
3 mai 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Patrick Guillaume &#224; la Galerie Barachois du Centre culturel, du 3 au 14 mai 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gianmaria Testa - Enchantement d'une d&#233;couverte</title>
		<link>http://www.mathurin.com/article3022.html</link>
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		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>



		<description>&#171; Mais qui sait o&#249; le fleuve rencontre la mer &#187;. Non, je n'ai pas eu le bonheur d'imaginer cette phrase, sauf celui de la go&#251;ter : &#171; Ma chiss&#224; dove il fiume incontra il mare &#187;. Et je ne parle pas italien. Pourtant, quel plaisir d'avoir d&#233;couvert Gianmaria Testa, gr&#226;ce &#224; un pote navigateur que je pr&#233;nommerai B. Lui, avait eu un CD en cadeau par une amie qui avait tenu &#224; le lui faire d&#233;couvrir. Montgolfi&#232;res, de s'intituler l'album qui m'aura incit&#233; &#224; me (...)

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&lt;a href="http://www.mathurin.com/rubrique11.html" rel="directory"&gt;D&#233;couverte Disques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Mais qui sait o&#249; le fleuve rencontre la mer&lt;/i&gt; &#187;. Non, je n'ai pas eu le bonheur d'imaginer cette phrase, sauf celui de la go&#251;ter : &#171; &lt;i&gt;Ma chiss&#224; dove il fiume incontra il mare&lt;/i&gt; &#187;. Et je ne parle pas italien. Pourtant, quel plaisir d'avoir d&#233;couvert Gianmaria Testa, gr&#226;ce &#224; un pote navigateur que je pr&#233;nommerai B. Lui, avait eu un CD en cadeau par une amie qui avait tenu &#224; le lui faire d&#233;couvrir. Montgolfi&#232;res, de s'intituler l'album qui m'aura incit&#233; &#224; me procurer &#171; &lt;i&gt;Il valzer di un giorno&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;La valse d'un jour&lt;/i&gt;. Morceaux qui se retrouvent dans les deux albums, le premier plus orchestr&#233;, le second plus d&#233;pouill&#233;, &#224; deux guitares cordes de nylon. Et une voix &#233;raill&#233;e, chaude et puissante dans les deux cas. &#171; &lt;i&gt;Je descendrai dans l'eau /limpide et rapide de ce torrent/jusqu'&#224; ce que ma montagne/devienne plaine&lt;/i&gt;... &#187; Superbe invitation au voyage que le premier titre de La valse d'un jour, au rythme riche de soleil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_459 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:250px;' &gt;
&lt;img src='http://www.mathurin.com/local/cache-vignettes/L250xH230/Testa-33e23.jpg' width='250' height='230' alt=&quot;&quot; style='height:230px;width:250px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis ma premi&#232;re &#233;coute &#8211; deux albums passant souvent en boucle -, je suis entr&#233; dans un monde impressionniste, comme dans une s&#233;rie de tableaux. Couleurs, &#233;vocations, th&#232;mes qui sortent de l'ordinaire. &#171; &lt;i&gt;Dentro la tasca di un qualunque mattino&lt;/i&gt; &#187;... &#171; &lt;i&gt;Je te mettrai dans la poche d'un matin (&#8230;) et je te caresserai&lt;/i&gt; &#187;... Ballade ourl&#233;e de r&#234;ves pr&#233;sente dans les deux albums. Un coup de c&#339;ur &#224; vous renverser l'&#226;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et comment imaginer &#171; &lt;i&gt;un avion &#224; voile&lt;/i&gt; &#187; sans le truchement de l'imaginaire. Et &lt;i&gt;la trajectoire des montgolfi&#232;res&lt;/i&gt; ? Villes, campagnes, surprises dans l'azur, au versant des collines, tout est dans la douceur des touches et la chaleur enveloppante. L'&#233;motion est au rendez-vous. J'&#233;tais s&#251;r que &#231;a allait te plaire, de rebondir ravi de son intuition mon r&#234;veur sous spi. Nous avions fait rel&#226;che au pied du bar de chez Moha, lui en attente d'horizons vers les A&#231;ores, moi vers le possible des terres de d&#233;couvrance. Eh oui, je vogue plus facilement dans une automobile. &#171; &lt;i&gt;Quando tornerai, se ritornerai sar&#224; bellissimo&lt;/i&gt; &#187;... Autre chanson, au rythme jazzy &#224; t'emporter vers le plaisir. Ne sommes-nous pas des qu&#234;teurs d'ondulations ? Comme les vagues de la mer, autre titre, en passant. &#171; &lt;i&gt;Certains soirs ont une couleur ind&#233;finissable (&#8230;) et ils vibrent d'un rythme lent, lent&lt;/i&gt; &#187;.... Obsessions et pl&#233;nitudes, mille fois recommenc&#233;es comme les ondes oc&#233;anes. &#201;clair ! &#171; &lt;i&gt;la vie est un instant&lt;/i&gt;... &#187; Oui, il ne s'est pas tromp&#233; le bougre, Gianmaria Testa m'a captiv&#233;. Privil&#232;ges de ces instants o&#249; l'on partage pour ouvrir d'autres portes, &#233;motion des d&#233;couvertes. Et la musique toujours renouvel&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faisait beau en ce dimanche d'avril, apr&#232;s un samedi de brume. Je suis sorti humer les bateaux, Gianmaria Testa plein le ciboulot. Bonheur de ces saveurs entrem&#234;l&#233;s, froidure sous l'azur ici, chaleur de la ville l&#224;, &lt;i&gt;Citt&#224; lunga&lt;/i&gt;... Vies port&#233;es par nos besoins d'accomplissements. &#171; &lt;i&gt;Sur les ponts de Romes / il y a tant d'amants (&#8230;) ils regardent l'eau qui passe&lt;/i&gt;... &#187; &#171; &lt;i&gt;Chaque matin j'&#233;coute l'aube&lt;/i&gt; &#187; de chanter l'artiste italien. Beau texte &#8211; en fran&#231;ais cette fois &#8211; que celui de la &#171; &lt;i&gt;plage du proph&#232;te&lt;/i&gt; &#187; ; marche ininterrompue vers la beaut&#233;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eh oui, il ne croyait pas si bien dire mon capitaine matelot, seul &#224; son bord. Il aura su me bo&#235;tter avec son CD de &#171; &lt;i&gt;Montgolfi&#232;res&lt;/i&gt; &#187;. &#192; m'enchanter grand largue vers l'inattendu au long cours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Chroniques musicales
10 avril 2010&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Giamaria Testa, La Valse d'un jour &#8211; CD &#8211; 2001 - Le Chant du Monde&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Gianmaria Testa, Montgolfi&#232;res &#8211; CD &#8211; 2004 &#8211; Le Chant du Monde&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Brigadier ! Et le rideau de s'ouvrir...</title>
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		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>



		<description>&#171; Le coupable est dans la salle &#187;, la victime &#233;tait dans le placard ; une histoire de cocufiage qui tourne mal, dans un salon bourgeois d'avocat parisien. Sc&#233;nario de s&#233;rie B ? Une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre d'Yvon Tabouret, mise en sc&#232;ne par Isabelle Astier qui aura su insuffler, une fois de plus, une dynamique accrocheuse dans un d&#233;tournement d'action o&#249; le th&#233;&#226;tre se met soudain en sc&#232;ne, public et acteurs en interaction pour la recherche de l'auteur du crime. Comment ne (...)

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&lt;a href="http://www.mathurin.com/rubrique8.html" rel="directory"&gt;Bouillonnement culturel&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le coupable est dans la salle &#187;, la victime &#233;tait dans le placard ; une histoire de cocufiage qui tourne mal, dans un salon bourgeois d'avocat parisien. Sc&#233;nario de s&#233;rie B ? Une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre d'Yvon Tabouret, mise en sc&#232;ne par Isabelle Astier qui aura su insuffler, une fois de plus, une dynamique accrocheuse dans un d&#233;tournement d'action o&#249; le th&#233;&#226;tre se met soudain en sc&#232;ne, public et acteurs en interaction pour la recherche de l'auteur du crime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment ne pas &#234;tre admiratif de voir une vingtaine de personnes porter un projet pour toute une communaut&#233;, Miquelon confirmant sa tradition de terre de th&#233;&#226;tre, de la conception, tous &#233;l&#233;ments confondus, &#224; la r&#233;alisation. L'on aime se retrouver, l'on aime jouer et cela se transmet. Josy, l'&#233;pouse, Raoul, le galant fougueux, Nicolas, Antoine, Jacqueline, un m&#233;decin, Bernadette, Nina, la maquilleuse, l'inspecteur, son adjoint, un vigile et derri&#232;re ces r&#244;les, Pascale Coste, bien &#224; l'aise dans son r&#244;le d'&#233;pouse &#224; l'origine d'un acte qui se r&#233;v&#233;lera de jalousie ; Lo&#239;c Jeancler, Jessica Detcheverry, G&#233;rard Deveaux, le mari tromp&#233;, Jo&#235;lle Detcheverry dont j'aurai appr&#233;ci&#233; la fougue et le plaisir communicatifs, Michel Detcheverry, Nathalie Perrot, Marjorie Gaspard, Dani&#232;le Gaspard, charg&#233;e de d&#233;nouer l'intrigue, Philippe Monti et Yannis Coste qui aura su apporter sa part de rythme enjou&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois soir&#233;es cons&#233;cutives &#224; Saint-Pierre, dans une salle du centre culturel chaque fois pleine ; j'aurai donc assist&#233; &#224; la troisi&#232;me, &#224; l'issue d'une semaine de production culturelle vari&#233;e, entre musique, po&#233;sie et th&#233;&#226;tre pour donner le LA du printemps. Le public, en ce dimanche soir, &#233;tait conquis, soulag&#233; de n'avoir &#233;t&#233; coupable que du plaisir d'&#234;tre l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Salle, coulisses, sc&#232;nes, public, acteurs bien impliqu&#233;s, tout s'entrem&#234;lait avec dext&#233;rit&#233; dans les fronti&#232;res abolies entre sc&#232;ne et coulisses. J'&#233;tais ravi d'observer, par-del&#224; la pi&#232;ce elle-m&#234;me, le plaisir des planches qui soude les membres de toute une troupe, au sein de l'association Miquelon-Culture-Patrimoine. De joyeux pistolets, en l'occurrence, faisant mouche &#224; coup s&#251;r, tout le monde se trouvant &#224; l'unisson pour une ultime salve d'applaudissements avant la fermeture du rideau. Une bonne fa&#231;on d'inciter les uns et les autres &#224; souhaiter, d&#232;s que possible, d'autres retrouvailles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Chroniques insulaires
11 avril 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Yvon Le Men et Le Jardin des Temp&#234;tes</title>
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		<description>Tu as le bonjour de... qui d&#233;j&#224; ? - qui se trouve &#224; Born&#233;o... Il (que je pr&#233;nommerai A, &#224; qui &#233;tait destin&#233; le message) me regardait tout &#233;tonn&#233; ; je tentais de me rem&#233;morer la passation d'information recueillie au bout de ma table ; impossible de donner un nom &#224; l'&#233;nonciateur du bonjour en question. Un ami artiste avait eu beau jouer le colporteur pour que je transmisse la chaleureuse pens&#233;e au destinataire qu'il (l'artiste venu boire une mousse &#224; mon domicile) (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tu as le bonjour de... qui d&#233;j&#224; ? - qui se trouve &#224; Born&#233;o... Il (que je pr&#233;nommerai A, &#224; qui &#233;tait destin&#233; le message) me regardait tout &#233;tonn&#233; ; je tentais de me rem&#233;morer la passation d'information recueillie au bout de ma table ; impossible de donner un nom &#224; l'&#233;nonciateur du bonjour en question. Un ami artiste avait eu beau jouer le colporteur pour que je transmisse la chaleureuse pens&#233;e au destinataire qu'il (l'artiste venu boire une mousse &#224; mon domicile) n'aurait sans doute pas l'occasion de rencontrer, mais moi si, rien &#224; faire, j'avais paum&#233; le blaze que je me devais de pr&#233;ciser &#224; mon pote &#233;crivain &#233;baubi. L'important n'&#233;tait-il pas toutefois &#8211; me dis-je, histoire de me donner l'absolution -, qu 'il rest&#226;t Born&#233;o dans l'information propre &#224; la r&#234;verie ? Relayer un bonjour &#224; br&#251;le-pourpoint venu d'une terre &#224; mille bornes, eh oh ! &#231;a n'est pas donn&#233; tous les jours. Surtout que la nuit &#233;tait tomb&#233;e dans le barachois. Et puis on ne go&#251;te jamais suffisamment les &#339;uvres inachev&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs, n'&#233;tais-je pas sorti de ma tani&#232;re pour &#233;couter, non pour l'ouvrir ? J'&#233;tais dans la salle, &#224; l'&#233;tage du Centre culturel, en ce samedi 10 avril 2010, l&#224; o&#249; il y a peu se produisait Hal Collomb. Au menu, cette fois, soir&#233;e po&#233;sie avec Yvon Le Men , Breton d'aventure &#8211; car d'aventure, il se trouve qu'il soit Breton - venu partager &#224; Saint-Pierre et Miquelon ses explorations d'&#233;criture &#224; l'invitation de l'association Croc'Paroles dans le cadre du festival annuel La Voix des Mots. A l'entrepont, pendant ce temps, comme sur une port&#233;e &#224; plusieurs clefs, du th&#233;&#226;tre avec une troupe venue de Miquelon. A d&#233;faut de bateau pour assurer les liaisons inter-&#238;les, je m'imaginais alors sur un galion empli de tr&#233;sors ; nos &#238;les rec&#232;lent des p&#233;pites, n'est-il pas vrai ? la vie culturelle est loin de conna&#238;tre les mortes-eaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et les deux publics de se croiser dans la coursive au moment de se d&#233;salt&#233;rer pendant que d'autres sortaient cloper la cibiche de l'entre-deux. Tout le monde &#233;tait content.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Explorer les fronti&#232;res de l'indicible, voil&#224; &#224; quoi nous amenait en ce samedi soir sur la terre Yvon Le Men, oscillant entre &#233;vocations poignantes et rel&#226;chements d'humour. Au c&#339;ur de la vie, qu'on se trouvait, je te le dis, en Bretagne, au Mali, au temps des &#233;critures en &#233;mergence, en Egypte, chez les Inuits, hier, aujourd'hui, dans les rencontres &#224; fleur de peau et de c&#339;ur. Mots germin&#233;s (n'ayons pas peur de l'impr&#233;vu) dans les rencontres, les voyages, renvoyant les photos de m&#233;moires (celles que l'on prenait avec les bo&#238;tes &#224; clic-clac quand &#231;a faisait encore du bruit) dans les oubliettes du superflu, l'&#233;criture venant &#224; point pour transcender tous les instants recueillis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mots donnaient donc de la voix de ma&#238;tre et j'en restais bouche b&#233;e. (d'espoir)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Chroniques insulaires
10 avril 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hal Collomb au Centre culturel</title>
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		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>



		<description>Vu que d'un c&#244;t&#233; il y avait pratique d'arts martiaux et de l'autre un spectacle de chansons en amorce, je me suis dit ; place &#224; une soir&#233;e Kata-Strophe ! Bon, &#231;a c'est fait, fallait bien que je la fourgue. J'entendis l'extinction du dernier cri &#8211; coup de tatane c&#244;t&#233; Tae-Kwon-Do respectueux du spectacle qui d&#233;butait alors entre photos de tortues et autres suggestions de l'univers marin dans la salle d'exposition du Centre culturel. (...)

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&lt;a href="http://www.mathurin.com/rubrique9.html" rel="directory"&gt;D&#233;couverte Spectacles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vu que d'un c&#244;t&#233; il y avait pratique d'arts martiaux et de l'autre un spectacle de chansons en amorce, je me suis dit ; place &#224; une soir&#233;e Kata-Strophe ! Bon, &#231;a c'est fait, fallait bien que je la fourgue. J'entendis l'extinction du dernier cri &#8211; coup de tatane c&#244;t&#233; Tae-Kwon-Do respectueux du spectacle qui d&#233;butait alors entre photos de tortues et autres suggestions de l'univers marin dans la salle d'exposition du Centre culturel. C'&#233;tait jeudi soir, jeudi 8 avril 2010. A se d&#233;couvrir du fil de l'ordinaire. Fond de sc&#232;ne bien sugg&#233;r&#233;, deux spots, pas de sono, une barrique, deux chopes, et deux artistes, Hal Collomb, d&#233;j&#224; venu sur l'Archipel, accompagn&#233; par Jonathan Mathis, premi&#232;re visite, mais d&#233;j&#224; pr&#233;sent, en ce qui me concerne, dans ma discoth&#232;que, en tant que musicien aupr&#232;s de Fr&#233;d&#233;ric Bobin, venu, lui, accompagner r&#233;cemment Evelyne Gallet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_458 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:500px;' &gt;
&lt;img src='http://www.mathurin.com/local/cache-vignettes/L500xH334/Hal_Collomb-72714.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, un petit monde, vu que la terre est sph&#233;ro&#239;de. Hal Collomb, en t&#234;te d'affiche sous son chapeau, port de t&#234;te &#224; moustache d'une vie de regard aiguis&#233; et enchant&#233; sur la vie, avec des interpr&#233;tations de chants de mer, de voyages, de p&#233;r&#233;grinations en tous genres. Bernard Dimey, Antoine, Romain Didier... Enfin, je te les cite car l'artiste se sera amus&#233; &#224; v&#233;rifier notre capacit&#233; &#224; identifier les auteurs. Bravo &#224; Roselle, ma voisine, qui avait la fulgurance en &#233;veil. Sympa pour l'ambiance avec remise de cadeaux pour les gagnants. Une bo&#238;te de sardines pour l'une, un exemplaire de Paris Match &#8211; eh oui, num&#233;ro consacr&#233; au couronnement de Babette the Second ; heureux pour une autre voisine qui aura eu l'heur de gagner deux 45T de Mireille Mathieu. Comme quoi, l'esprit plaisantin &#233;tait large, je te le dis. Puis, au d&#233;tour de la soir&#233;e, La Chanson de Craonne, que le grand-p&#232;re de l'Artiste lui avait fait conna&#238;tre. Bon, personne n'aura identifi&#233; l'auteur vu que la chanson est reconnue comme ayant &#233;t&#233; &#233;crite par un anonyme. Mais pour la Grande Guerre, &#231;a on peut en rep&#233;rer les responsables. Du genre &#224; d&#233;clamer : Engageons-nous et partez ! Belle pr&#233;sence de Jonathan Mathis par le chant et l'accord&#233;on ; belle voix que celle d'Hal Collomb, excellence du sens narratif et de la chaleur communicative. Humour, tendresse, et bonheur de partager. Ah ! La chanson de Fredo, une petite merveille ! Les deux compagnons &#233;taient pour deux chansons rejoints dans le plaisir par H&#233;l&#232;ne Collomb, venue avec les deux ci-dessus mentionn&#233;s dans le cadre de la Compagnie de l'&#201;pouvantail pour un travail enchanteur aupr&#232;s des enfants des &#233;coles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais nous &#233;tions ce soir, dans la chaleur d'une ambiance cabaret, gobelet de cidre &#224; port&#233;e de paluche, de grands enfants adultes avides de r&#234;verie et de ces moments privil&#233;gi&#233;s de d&#233;tente que ces ambiances chaleureuses enclenchent magiquement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soir&#233;e r&#233;ussie, artistes heureux, public ravi, et nous nous disions d&#233;j&#224; que la beaut&#233; de la vie est dans la force de ces moments heureusement renouvel&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Chroniques insulaires
9 avril 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Photo, Patrick Boez&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Yvon Le Men, Si tu me quittes, je m'en vais</title>
		<link>http://www.mathurin.com/article3019.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mathurin.com/article3019.html</guid>
		<dc:date>2010-04-09T18:02:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>


		<dc:subject>A la une !</dc:subject>

		<description>Eh bien, j'aurai v&#233;cu jusqu'&#224; pr&#233;sent sans le conna&#238;tre, disons, sans conna&#238;tre son &#233;criture. Il &#233;tait aussi inconnu pour moi que je peux l''&#234;tre pour le chat de mes voisins qui pourtant fol&#226;tre dans le quartier, mais indiff&#233;rent, sans doute, aux bip&#232;des qu'il c&#244;toie, en-dehors de ses ma&#238;tres. D'ailleurs, les chats ne sont ici que les seuls n&#233;o-soixante-huitards rep&#233;rables, bourges dans leurs refuges, anars dans leurs maraudes. Yvon Le Men est breton ; (...)

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&lt;a href="http://www.mathurin.com/mot105.html" rel="tag"&gt;A la une !&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Eh bien, j'aurai v&#233;cu jusqu'&#224; pr&#233;sent sans le conna&#238;tre, disons, sans conna&#238;tre son &#233;criture. Il &#233;tait aussi inconnu pour moi que je peux l''&#234;tre pour le chat de mes voisins qui pourtant fol&#226;tre dans le quartier, mais indiff&#233;rent, sans doute, aux bip&#232;des qu'il c&#244;toie, en-dehors de ses ma&#238;tres. D'ailleurs, les chats ne sont ici que les seuls n&#233;o-soixante-huitards rep&#233;rables, bourges dans leurs refuges, anars dans leurs maraudes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yvon Le Men est breton ; po&#232;te de son &#233;tat &#8211; je n'ai pas dit Etat, bien que la source imaginative soit bel et bien bretonne - ; il est venu, en cet avril 2010 pour la premi&#232;re fois &#224; Saint-Pierre par le truchement d'Alexis Gloaguen, autre Breton, mais Saint-Pierrais &#233;galement &#8211; il est des doubles citoyennet&#233;s g&#233;n&#233;ratives -, et la rencontre a eu lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_457 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;' &gt;
&lt;img src='http://www.mathurin.com/local/cache-vignettes/L400xH266/_MG_3077-1a921.jpg' width='400' height='266' alt=&quot;&quot; style='height:266px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Si tu me quittes, je m'en vais&lt;/i&gt; &#187;. Titre du roman d'Yvon Le Men dans lequel je me suis plong&#233;, vu que c'est le premier ouvrage que j'ai retenu, vu qu'il y en avait plusieurs &#224; la vitrine de Lecturama, notre librairie locale de d&#233;couvrance. (importance de la vue, soit dit, en passant)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et du coup, j'ai ressenti comme un pincement &#8211; celui qui te triture le ciboulot - ; comment, me suis-je interrog&#233;, ai-je pu ne pas d&#233;couvrir cet auteur plus t&#244;t ? Question aussi perturbante que lorsqu'on me parle d'un auteur-compositeur-interpr&#232;te, fort de plusieurs productions, que je ne connaissais pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;De l'amour&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait-il &#233;crit sur le bandeau rouge enveloppant le petit opus de chez Flammarion. (tiens, faudra que je relise cet ouvrage de Stendhal &#8211; association de r&#233;miniscences - qui s'inscrit dans mes oublis de lectures d'adolescence) Oui, il s'agit l&#224; d'un r&#233;cit impr&#233;gn&#233; de folie amoureuse, de d&#233;lire perl&#233; d'humour, de phosphorescence po&#233;tique, le tout ondulant dans une &#233;criture &#224; te r&#233;v&#233;ler les harmonies essentielles. Petits chapitres cadenc&#233;s, inserts de po&#232;mes qui t'&#233;largissent l'imaginaire, traits aiguis&#233;s, mots qui font mouche, ce petit livre ne m'a plus quitt&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aime les &#233;critures condens&#233;s. &#171; &lt;i&gt;En une seule travers&#233;e des regards, Coralie allait d&#233;mentir la pudeur des Bretons&lt;/i&gt; &#187; ; ou bien : &#171; &lt;i&gt;Le chien, le singe et moi, f&#251;mes &#224; deux doigts, &#224; deux pattes, d'entamer une conversation&lt;/i&gt; &#187; ; ou encore : &#171; &#171; &lt;i&gt;Cette nuit-l&#224;, je vis d&#233;filer devant mes yeux ferm&#233;s les sept p&#233;ch&#233;s capitaux qui, mis &#224; l'endroit, se chang&#232;rent en sept joies capitales.&lt;/i&gt; &#187;. Le style d'Yvon Le Men m'a donc imm&#233;diatement accroch&#233;. Comment r&#233;sister &#224; l'&#233;vocation picturale de son deux-pi&#232;ces, au chapitre 8 ? Je t'en conseille la visite. Et celle de Pastis, le petit chien, si petit qu'il peut se retrouver dans une bo&#238;te aux lettres ? Puis-je r&#233;sumer mon ressenti en quatre dimensions ? Les deux de l'espace &#8211; temps : &#171; &lt;i&gt;Ce mardi 21 mars 1978, &#224; 21 heures, j'&#233;tais heureux&lt;/i&gt; &#187; : Ouverture. &#171; &lt;i&gt;Le lundi 16 juin 1986, &#224; sept heures du matin je fus r&#233;veill&#233; par un coup de fil : (&#8230;) Coralie &#233;tait morte, morte&lt;/i&gt; &#187;. Pr&#233;lude &#224; la fermeture. Vecteurs spatiaux entre Bretagne et Belgique. Fil conducteur de la lettre B, pourquoi pas. Et puis la troisi&#232;me dimension dans le rapport lecture-&#233;criture port&#233; par la narration elle-m&#234;me, scand&#233;e en courts chapitres. Et la quatri&#232;me dans les &#233;largissements po&#233;tiques, en italique, pour mieux impulser les envol&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis amus&#233; &#224; achever ma lecture au bord de la mer, alors que le printemps nous effleure de ses moires azur&#233;s. Chant de la mer dans le l&#233;ger ressac d'une mer apais&#233;e. Il faisait beau &#224; observer les algues sombres sur les rochers d&#233;couverts &#224; mar&#233;e basse. Cette oscillation entre bas et haut et bas et haut, perp&#233;tuellement renouvel&#233;s rythmait l'harmonie de la d&#233;couverte. R&#233;cit, auteur, lecteur, imaginaire, bonheur. Et j'ai savour&#233; le souffle d'ouverture du dernier chapitre, le cinquanti&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Lectures buissonni&#232;res
9 avril 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yvon Le Men Si tu me quittes je m'en vais - Flammarion - ISBN : 978-2-0812-0491-1
Disponible avec plusieurs autres ouvrages du m&#234;me auteur chez Lecturama&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hommage de Jean-Louis Vi&#241;olo &#224; Jean Ferrat</title>
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		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>



		<description>(Texte publi&#233; sur mathurin.com, avec l'autorisation de son auteur, Jean-Louis Vi&#241;olo) Je ne ferai pas d'hagiographie, d'autres s'en chargent sans aucune mauvaise conscience. Ceux l&#224; m&#234;me qui participaient sans &#233;tat d'&#226;me &#224; sa mise &#224; l'&#233;cart des radios et des t&#233;l&#233;s nous inondent de louanges et lancent d&#233;j&#224; des comparaisons : Brel, Brassens, Ferr&#233;. Mais o&#249; &#233;taient-ils ces bouffons lorsque nous chantions &#224; en perdre la voix, devant des parterres clairsem&#233;s (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;(Texte publi&#233; sur mathurin.com, avec l'autorisation de son auteur, Jean-Louis Vi&#241;olo)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne ferai pas d'hagiographie, d'autres s'en chargent sans aucune mauvaise conscience. Ceux l&#224; m&#234;me qui participaient sans &#233;tat d'&#226;me &#224; sa mise &#224; l'&#233;cart des radios et des t&#233;l&#233;s nous inondent de louanges et lancent d&#233;j&#224; des comparaisons : Brel, Brassens, Ferr&#233;. Mais o&#249; &#233;taient-ils ces bouffons lorsque nous chantions &#224; en perdre la voix, devant des parterres clairsem&#233;s La Montagne, Maria ou Ma France ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Ferrat a ferm&#233; les yeux dans un petit h&#244;pital d'une r&#233;gion qu'il a aim&#233;e avec passion, o&#249; il a v&#233;cu pendant de longues ann&#233;es l'effroyable oubli et j'ai mal. A cet instant les paroles de ses chansons d&#233;filent dans ma t&#234;te en ordre dispers&#233;, elles me poursuivront jusqu'&#224; ma derni&#232;re nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils vont toujours de ville en plaine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eux c'est la route qui les pousse&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sont tomb&#233;s dans l'eau comme deux oiseaux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui d&#233;chiraient la nuit de leurs ongles battants&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le jazz ouvert dans la nuit, la trompette qui nous suit dans une rue de Paris&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que c'est beau, c'est beau la vie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai plus que toi de chemin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec leurs mains dessus leurs t&#234;tes, ils avaient mont&#233; des murettes jusqu'au sommet de la colline&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nuit quand je m'en vais &#224; r&#234;ve d&#233;couvert&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est mon fr&#232;re qu'on assassine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils grandirent sur cette terre, pr&#232;s de la M&#233;diterran&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle r&#233;pond toujours du nom de Robespierre ma France&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je perds ma semence dans ton sexe roux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les cons n'arr&#234;tent pas de voler, les autres de les regarder&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde peut battre de l'aile on n'a pas le temps d'y penser&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'en va vers les merveilles, les merveilles de ces pays o&#249; l'oiseau fait encore son nid&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La faim de toi qui me d&#233;vore me fait plier genoux et bras&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a peu de temps que le nom des sierras de tout un continent rime avec Guevara&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La souffrance enfante les songes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on n'interdira plus mes chansons je serai bon &#224; jeter sous les ponts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que de fondements de la chanson fran&#231;aise, que de phrases plant&#233;es dans l'inconscient de toute une g&#233;n&#233;ration, que de r&#234;ves, que de luttes, que d'amours sublimes, que de po&#233;sie&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Salut l'artiste&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Jean-Louis VINOLO&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Texte publi&#233; sur mathurin.com, avec l'autorisation de son auteur, Jean-Louis Vi&#241;olo&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Alexis Gloaguen, Les Veuves de verre</title>
		<link>http://www.mathurin.com/article3015.html</link>
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		<dc:date>2010-02-19T23:02:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henri Lafitte</dc:creator>


		<dc:subject>A la une !</dc:subject>

		<description>Ne sommes-nous pas en qu&#234;te des fronti&#232;res de l'ineffable, du dialogue perdu entre &#234;tres et choses, que ma&#238;trisaient les Indiens de la C&#244;te Ouest du Canada ? Le dernier livre d'Alexis Gloaguen m'aura directement interpell&#233; d&#232;s l'ouverture du premier micro-chapitre de l'indicible. &#171; Pour les Indiens de la c&#244;te, les fronti&#232;re &#233;taient irr&#233;elles et les mondes perm&#233;ables &#187;. La magie de l'&#233;criture ne permet-elle pas de briser les barri&#232;res de l'impossible (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ne sommes-nous pas en qu&#234;te des fronti&#232;res de l'ineffable, du dialogue perdu entre &#234;tres et choses, que ma&#238;trisaient les Indiens de la C&#244;te Ouest du Canada ? Le dernier livre d'Alexis Gloaguen m'aura directement interpell&#233; d&#232;s l'ouverture du premier micro-chapitre de l'indicible. &#171; &lt;i&gt;Pour les Indiens de la c&#244;te, les fronti&#232;re &#233;taient irr&#233;elles et les mondes perm&#233;ables&lt;/i&gt; &#187;. La magie de l'&#233;criture ne permet-elle pas de briser les barri&#232;res de l'impossible apparence ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_454 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' &gt;
&lt;img src='http://www.mathurin.com/local/cache-vignettes/L200xH133/Alexis_Gloaguen_Les_Veuves_de_ferre-33cdd.jpg' width='200' height='133' alt=&quot;&quot; style='height:133px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;me chapitre. Nouvelle-&#201;cosse. Mais c'est qu'il nous fait virevolter, le bougre &#8211; je parle de l'auteur -, dans son regard avide de d&#233;couvertes, dans les recoins de nature o&#249; le moindre bruissement fait sens. Pas &#233;tonnant qu'avec une telle richesse &#233;vocatoire ce dernier opus &#8211; pourquoi se priver d'un mot porteur de musique ? - ait retenu l'attention de la grande r&#233;f&#233;rence du monde de l'&#233;dition, Maurice Nadeau, lui qui retient deux livres de surprenance (j'y vais de ce pas pour ce n&#233;ologisme) par an. Chez Balzac, le pointillisme de la description annonce l'action ; ici, le souci du d&#233;tail de l'observ&#233;, au fil des p&#233;r&#233;grinations nord-am&#233;ricaines est l'action m&#234;me o&#249; perle le myst&#232;re. L'&#233;criture est enluminure sur le parchemin de l'ineffable, le voir et le respir soudain indissociables (myst&#232;re des associations ; r&#233;sonne en souvenance la voix de Claude Gauthier dans Notre Dame de Pontmain). Ainsi en va-t-il dans le d&#233;dale des &#171; rues anciennes de Boston &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car le Verbe est cam&#233;ra que le souffle retient, dans une succession ininterrompue de plans qui infiltrent vos pores. S'y ajoute le son, &#171; &lt;i&gt;dans un bruissement de lisi&#232;re&lt;/i&gt; &#187;, au d&#233;tour de l'aventure et l'observateur cr&#233;ateur se blottit dans le d&#233;sir de ne rien perturber : &#171; &lt;i&gt;je r&#234;ve dans le gr&#233;sillement du monde&lt;/i&gt; &#187;, nous dit-il. Et toujours cette oscillation entre plans rapproch&#233;s et panoramiques, ressenti de l'abscisse et de l'ordonn&#233;e du regard &#224; ras le sol et soudain, perception d'une nouvelle dimension du haut d'un avion qui s'&#233;l&#232;ve ou pr&#233;pare l'approche vers d'autres terrains. Nous sommes ainsi invit&#233;s de ville en ville, de for&#234;ts en lisi&#232;res, de lacs en cours d'eau. Et l'on vibre de Boston, et l'on r&#233;sonne de Moncton, d'Halifax, de New York ou d'Ottawa, entre autres lieux explor&#233;s &#224; la Doisneau. Autant d'endroits, autant d'invites &#224; l'imaginaire, autant d'aspirations &#224; se retrouver soi-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alexis Gloaguen sait avec autant de magie nous d&#233;voiler les feuillages et l'&#226;me des villes de pierre et de verre, &#224; travers tous les effets miroir qui d&#233;voilent le sens de la qu&#234;te toujours renouvel&#233;e, puisqu'elle est parcours d'&#234;tre humain, &#224; l'unit&#233; incontournable dans le rapport aux autres. Transpara&#238;t l&#224; l'&#226;me du philosophe. Je savoure encore, au moment de l'&#233;crit, sa m&#233;ditation sur l'ennui au bord du boire. Comment ne pas partager ce qu'il ressent au sortir de l'avion qui vous aura fait sortir du cocon insulaire ? Les &#233;crins d'exp&#233;rience s'encha&#238;nent dans un espace-temps condens&#233;, fruit de parcours sur pr&#232;s de deux d&#233;cennies de vie &#224; Saint-Pierre et Miquelon comme point d'allers-retours des faisceaux d'exploration. Je go&#251;te comme il se doit l'&#233;vocation du Hawker-Siddeley, hier si familier, je m'enivre &#224; mon tour de la &#171; &lt;i&gt;brume d'inconnu&lt;/i&gt; &#187; quand on arrive tout &#224; coup en sol continental. Et je m&#233;dite &#224; mon tour sur les po&#232;tes, &#171; &lt;i&gt;G&#234;neurs de l'Ordre et du Chiffre&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'essence du livre qui vous &#233;treint alors est l&#224;, courts chapitres savamment agenc&#233;s, voyages, boulier de cit&#233;s, regards, pr&#233;cision de l'&#233;vocation cr&#233;atrice et m&#233;ditation au c&#339;ur de l'&#234;tre. Livre qui agr&#233;mentera par sa force d'aspiration une nouvelle exploration, puis encore la suivante. On ne sort pas indemne d'une telle lecture, empreinte de beaut&#233; essentielle o&#249; les mots ont toute la vari&#233;t&#233; des galets sur le banc de l'infini. Aurais-je imagin&#233; que San Diego en flottaison tectonique puisse permettre les cristallisations de la qu&#234;te ? &#171; &lt;i&gt;On reste sec &#224; compter la petite monnaie de ses privil&#232;ges&lt;/i&gt; &#187;... Ainsi naissent les m&#233;ditations essentielles. &#171; &lt;i&gt;Dans la conscience du s&#233;isme, et comme en aval de l'horreur, na&#238;tra la m&#233;lodie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fil des pages, l'avion est le vecteur, le lien et le liant. Ne se transmute-t-il pas en perche de cam&#233;raman pour toutes les variations de points de vue, quand le locuteur-peintre-cr&#233;ateur se retrouve soudain confront&#233; &#224; l'ordinaire de son champ visuel de bip&#232;de terrestre ? Tant&#244;t dominant des parterres de fleurs, tant&#244;t &#233;cras&#233; par les tours parall&#233;l&#233;pip&#233;diques des m&#233;tropoles canadiennes ou &#233;tats-uniennes. Elles sont le point de fixation, d'articulation, au mitan des r&#233;cits, ces trois tours de verre du centre de Toronto, imposantes et noires, toutes de verre et vibrantes des temps de l'illusion, veuves d'un humus oubli&#233;, &#171; &lt;i&gt;si&#232;ges des banques aspirant la substance de la terre&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Ici montent par &#233;chos blancs les voix de la fin de la terre.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Toute conscience est une autre plan&#232;te&lt;/i&gt;. &#187;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ach&#232;ve ma lecture, p&#233;tri d'atmosph&#232;res aux variances envo&#251;tantes ; d&#233;j&#224; je pars aiguillonn&#233; vers les sentiers de mes musicalit&#233;s adoptives, content d'&#233;chapper &#224; l'enfermement de quelque Biod&#244;me, d&#233;sireux de ne pas conna&#238;tre le sort de l'ara rouge dans le pressentiment de sa vie illusoire. Alexis Gloaguen, sans le savoir, m'a r&#233;-aiguill&#233; vers des po&#232;tes phares. Bel album que celui de Claude Gauthier, &lt;i&gt;L'homme qui passait par l&#224;&lt;/i&gt;, de 2001 d&#233;j&#224;. &#171; Dans ce monde infini nous sommes de passage &#187; dit-il dans Inuksuk. J'ai aussi ressenti le besoin d'une &#233;coute renouvel&#233;e de l'album &lt;i&gt;Kanasuta&lt;/i&gt; de Richard Desjardins - je te conseille Les veuves, lien magique, je te l'assure - avant de me replonger, c'est s&#251;r, dans un nouveau parcours des Veuves de verre, &#233;crin d'&#233;criture en voyage d'Alexis Gloaguen, sur l'&#233;tag&#232;re de mes (p)r&#233;f&#233;rences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lafitte, Lectures buissonni&#232;res
5 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alexis Gloaguen, Les Veuves de Verre, Maurice Nadeau, ISBN 978-2-86231-210-1&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lancement du livre d'Alexis Gloaguen&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Disponible &#224; la Librairie Lecturama d&#232;s le samedi 20 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;ances de d&#233;dicaces &#224; la librairie Lecturama&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Samedi 27 f&#233;vrier 2010 de 10h00 &#224; 12h00&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Samedi 27 f&#233;vrier 2010 de 14h00 &#224; 16h00&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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